Vous interviewez Pierre Cohen

VOS QUESTIONS Dans le cadre de nos rendez-vous municipaux toulousains, le candidat socialiste Pierre Cohen vous a répondu...

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Le député PS Pierre Cohen l'emporterait au second tour des élections municipales sur le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (centriste apparenté UMP), selon un sondage de IPSOS-DELL réalisé pour SFR et 20 Minutes.
Le député PS Pierre Cohen l'emporterait au second tour des élections municipales sur le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (centriste apparenté UMP), selon un sondage de IPSOS-DELL réalisé pour SFR et 20 Minutes. — Pascal Pavani AFP/archives

Dans le cadre de nos rendez-vous municipaux toulousains, le candidat socialiste Pierre Cohen vous a répondu:

Ses dernières réponses:

YVAN BACHAUD | 07.03.2008 - 13h47
Bonjour, Pourquoi comme M. Moudenc n'avez vous pas voulu - dans le cadre de la Loi du 13.08.2004- vous engager à organiser toute consultation demandée par 20% des inscrits, ce qui est énorme, le PS a fait 16% au 1er tour 2001? Vous avez écrit:« (…), je m'engage à réaliser des référendums d'initiative populaire sur les grands projets. » .Vous semblez même ignorer que c'est le peuple qui DECIDE d'un RIP! pas VOUS alors comment pouvez-vous vous engager pour les autres? Expliquez vous!
Oui je m’engage à réaliser des référendums sur les grands projets d’intérêt général et à appliquer la loi sur le référendum d’initiative populaire. La démocratie c’est aussi au quotidien en faisant évoluer des commissions consultatives vers de véritables conseils de quartier et d’organiser en amont de tout grand projet une concertation avec les personnes concernées et les acteurs de la ville.
 
cevoiconki | 06.03.2008 - 23h11
Toulouse est une ville sale, ou seul les beaux quartiers sont nettoyés plusieurs fois par jour. Que pensez vous faire pour remédier à l'image dégradante de la 4ème ville de France?
Oui et il faudra une égalité de traitement sur toute la ville tant sur le nettoyage que sur l’entretien des voiries et des mobiliers urbains.
 
Toulousaine | 07.03.2008 - 09h08
Deux gros problèmes à Toulouse : la saleté des rues (trop de déjections canines, jamais ramassé sur les trottoirs) et l'insécurité. Que faire pour ce dernier point d'un n° d'appel réceptionnant les doléances (votre proposition) ou d'un poste de police qui ferme à 18 heures (liste Simon)?
Nous proposons un “office de la tranquillité” qui devra répondre 24h/24h aux demandes des citoyens qui subissent des incivilités. Nous offrirons des médiations et des réponses appropriées pour les nuisances sonores, violences conjugales et tout dysfonctionnement d’ordre public. Il faudra dans cette office de la tranquillité des métiers de médiation et d’éducation spécialisée tout en faisant évoluer les missions de la police municipale. Par l’intermédiaire du contrat local de sécurité, nous créerons un partenariat avec la police d’Etat et la Justice.

tigre_33 | 06.03.2008 - 15h03
Mr. Cohen, Beaucoup de jeunes Toulousains se plaignent de ne pas pouvoir utiliser les Velô Toulouse entre minuit et six heures du matin, de ne pas avoir de métro entre minuit et cinq heures du matin, et de ne pas avoir de bus de nuit, ce qui les oblige à utiliser leur voiture au péril de leur vie. Que comptez vous faire pour les noctambules toulousains?
Le besoin de transports en commun et de déplacements en dehors des plages ouvertes aujourd’hui pour les noctambules mais aussi pour les salariés qui finissent tard le soir nous amènera à élargir les possibilités d’accès aux modes de déplacements offerts à Toulouse.

manolo | 06.03.2008 - 19h25
Notre bon vieux périphèrique est actuellement saturé et ce du matin au soir! Le grand contournement est une solution mais vaudrait mieux pas développer en partenariat avec le Conseil Régional les transports féroviaires afin d'acheminer les gens sur l'agglomération (notament dapuis Albi, Montauban, L'isle Jourdain ou encore Villefranche de Lauragais) plutot que de favoriser le développement de la voiture au tour de notre ville?
Je pense que le grand contournement n’est pas une solution parce que le grand débat a démontré qu’il ne réglait en rien le problème de la saturation des rocades et la circulation dans notre agglomération. Aujourd’hui, seule une politique ambitieuse de transports en commun et un partenariat avec le département et la région sur une offre multimodale tram-bus-train apportera la solution alternative à la voiture qui deviendra obligatoire.

bg0680 | 06.03.2008 - 12h03
Bonjour, Comment vous positionnez-vous par rapport au bilan plutôt positif du maire sortant et de ses prédécesseurs? Pourquoi changer?
La bilan de la municipalité sortante est pour moi plutôt négatif. Un grand retard dans l’offre du transport en commun avec un manque d’anticipation pour un maillage de bus et de navettes dans les quartiers et l’agglomération. Une politique du logement qui n’offre pas a tous les Toulousains la possibilité d’obtenir un logement correspondant à leurs besoins et qui exclut de Toulouse des habitants qui voudraient y habiter et qui n’ont pas les moyens d’accéder à la propriété. Une politique culturelle qui a manqué d’ambition et qui nous oblige à mettre les bouchées doubles pour candidater au titre de Capital européenne de la Culture en 2013. Et enfin, une nécessité de faire vivre la démocratie qui est complètement absente de Toulouse.

joseywales | 06.03.2008 - 12h08
Votre programme à l'air ambitieux notamment en ce qui concerne les transports, mais ou vous trouverez le financement? Car même si Moudenc n'as pour moi pas un très bon bilan il à le mérite d'avoir maintenu des finances saines. Pour répondre à mat54, Toulouse est plutôt une ville centriste (famille Baudis), mais je regrette vraiment le passage de témoin à Douste-Blazy.
Le projet ambitieux des transports en commun mérite d’afficher une priorité tel que le budget de la ville de Toulouse qui est confortable peut compléter les ressources par un partenariat retrouvé avec le conseil général et une dotation de l’Etat qui serait multiplier par quatre si nous créons une communauté urbaine. Nous nous engageons à réaliser notre programme sans augmentation de l’impôt. Par contre, nous pensons que pour des projets qui préparent la ville de Toulouse pour nos enfants et petits-enfants nous pouvons emprunter d’une manière maîtrisée.

bloodymicky | 06.03.2008 - 12h51
Avez-vous un positionnement particulier sur le développement de la vie nocturne Toulousaine, notamment dans le centre ville?
La ville de Toulouse a 100 000 étudiants et a une tradition de fête. Il faudra concilier cette vie nocturne et les grands événements de la ville avec le respect des habitants qui aspirent à un environnement de tranquillité.

Davfreeborn | 05.03.2008 - 20h32
Les finances de la ville sont au beau fixe… Cela va t-il durer si vous êtes élu?
Nous avons un projet ambitieux avec l’engagement d’une stabilité de l’impôt. La ville de Toulouse a des capacités financières qui nous permettrons de réaliser les urgences dans le transport, le logement et les équipements de proximité tout en ouvrant des grands chantiers autour de la culture, de l’éducation et de l’urbanisme.

ahmedd1 | 05.03.2008 - 21h25
Bonjour Monsieur Pierre Cohen, Est ce que la ville de Toulouse respecte la loi SRU?
Non, pas suffisamment, nous prenons l’engagement d’arriver à 20% de logements sociaux au cours de ce mandat et de mettre en oeuvre le plan local de l’urbanisme (PLU) avec une concertation et un dialogue avec les habitants et les acteurs de la ville.

mat54 | 06.03.2008 - 11h47
Bonjour M. Cohen, Comment expliquez-vous que Toulouse soit une ville de droite depuis plus de 30 ans dans une région traditionnellement à gauche?
Toulouse a beaucoup profité de la manne de l’Etat par l’aéronautique, le spatial, la recherche, les universités. La famille Baudis a su garder dans les années 80 la main mise sur Toulouse à un moment où elle pouvait se suffire à elle-même. Les temps changent, l’Etat se retire et la ville de Toulouse a besoin d’un partenariat avec les villes de l’agglomération dans la création d’une communauté urbaine et avec le conseil général et le conseil régional sur le transport, la politique de la ville et le grand projet de ville (GPV). Après 37 ans de droite, Toulouse et les Toulousains ont besoin d’un changement et d’une ambition.


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