Etudes et job à l’étranger: «Les canadiens sont tellement indulgents que l’intégration se fait sans problème»

VOS QUESTIONS Vous avez envie de faire un séjour linguistique? Vous voulez tenter votre chance au Canada? Faire votre licence en Espagne?...

C. La.

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Thibault, Thomas et Olivier, à la rédaction de 20 Minutes
Thibault, Thomas et Olivier, à la rédaction de 20 Minutes — C.GONTHIER // 20 MINUTES

Le chat est terminé, merci à tous pour vos questions!

Merci à tous pour votre participation nous espérons que nos témoignages  vous auront  intéressé et donnée envie de tenter l'expérience. De notre coté, cette aventure nous a beaucoup apporté tant sur le plan de la formation que sur le plan humain. Nous ressortons de ces séjours à l’’étranger plus matures, autonome et ouvert d’esprit. Voici nos derniers conseils:

Thibault: pour arriver sur place dans les meilleures conditions il est préférable de planifier un minimum le séjour à l’avance. Vous trouverez sur internet beaucoup de témoignages et d’informations intéressantes mais aussi beaucoup d’erreurs. En fonction de votre projet, mieux vaut s’adresser à un organisme comme Worldiploma pour vous faciliter les démarches. 


Olivier : Peu importe votre niveau d’anglais de base, sachez que des organismes existent et pourront trouver une offre qui correspond à votre profil. Dans un monde ou la maîtrise de l’anglais est de plus en plus importante il serait dommage de se priver d’une expérience à l’étranger. 

Thomas:  Avec un marché du travail de plus en plus bouché notamment pour les jeunes diplômés, le fait d’ajouter une expérience à l’étranger sur votre CV (études, stage, job ou séjour linguistique) est un excellent moyen de se distinguer des autres candidats. Pour cela, il n’est pas obligatoire de parler anglais couramment, ni d’avoir un excellent dossier scolaire, il suffit simplement d’être motivé
Jeanlucinfo: Etudiant en Terminale S, il est possible que je poursuive mes études à l'étranger dans le domaine des sciences économiques et de la gestion. Je voulais juste connaître les principales difficultés qu'engendre la vie tout seul. Qu'est-ce qui est le plus dur à surmonter? En combien de temps on peut s'y habituer?
 
Thibault: je dirais que partir seul est plutôt un avantage pour s’intégrer car tu es obligé d’aller vers les autres. Personnellement je n’ai à aucun moment ressenti la solitude car j’ai tout de suite été intégré à la fois par ma famille d’accueil et par le staff de l’école. Il est également plus facile d’aller vers les autres lorsqu’on est à l’étranger car il n’y a pas de groupes pré-existants notamment chez les autres étudiants étrangers. Le piège à éviter c’est de ne se rapprocher que des français.
 
Olivier: J’ajouterais simplement, que le choc culturel (différence de langue, de culture etc..) auquel tu devras faire face pendant le premier mois est vite surmonté grâce aux liens rapides qui se font entre expat de différents pays. 

 

Uvgoline: A travers votre expérience à l'étranger, avez-vous entendu parler des V.I.E (Volontariat International en Entreprise) proposés aux étudiants français de moins de 28 ans, leur permettant de trouver une sorte de premier emploi à l'étranger? Si oui, pensez-vous retourner au Canada via ce moyen là?
 
Olivier: Bonjour, j’ai effectivement entendu parler des VIE. Si l’occasion se présente pour moi d’aller au Canada ou autre effectuer un VIE, je pars tout de suite. Seulement il y a énormément de demandes pour une offre très limitée. 
 
Thibault: Pour ma part je compte retourner au Canada avec un PVT (permis vacances travail). Les demandes se font sur internet au mois de novembre pour info. Tu trouveras toutes les informations sur les visas possibles pour le Canada par ici.
 
 
Polo_rock: Venant de finir mon Master 2, j'ai bien envie de partir à l'étranger apprendre l'anglais mais aussi avoir une expérience comme la vôtre. Je pense partir 6 mois, mais les séjours linguistiques hors-cursus sont très couteux (250€ la semaine dans le privé, et 30.000€ la fac). Connaissez-vous d'autres moyens pour partir et avoir des cours en même temps? Mon objectif n'étant pas uniquement de partir pour travailler.
 
Thibault: Pour ma part j’avais choisi la formule «anglais+stage» car je souhaitais prendre des cours et avoir une expérience professionnelle dans le tourisme. Mais mon organisme propose aussi des formules «anglais+job» qui permettent d’alléger le budget du séjour. Un de mes amis français, rencontré sur place, a tenté cette expérience ce qui lui a permis de rembourser une partie de son séjour.
 
Thomas: Bonjour Polo_rock, pour un séjour d’une durée de 6 mois ou plus, le meilleur moyen de réduire le budget est effectivement de travailler sur place. L’investissement de départ pourra être partiellement remboursé par les revenus de ton job. Le plus souvent les jobs proposés dans ce programme «anglais+job» sont dans l'hôtellerie ou la restauration, mais il faut un niveau d’anglais suffisant pour accéder aux jobs les plus rémunérateurs notamment ceux en contact avec la clientèle.
 
Narciis128: Je suis moi-même étudiant, je voulais savoir quelles études avez-vous fait pour pouvoir partir à l'étranger?
 
Olivier: Bonjour. Je suis diplômé d’un bac STG, ensuite je me suis orienté vers un BTS MUC pour terminer par une licence de commerce international en Irlande. Aujourd’hui, je postule pour un Master International Business à Londres. Je passe également les concours en admissions parallèles des grandes écoles de commerce.
 
Thibault: Pour ma part, j’ai une licence professionnelle dans le tourisme. J’ai ainsi décidé de partir 8 mois pour perfectionner mon anglais. Aujourd’hui je projette de repartir au Canada pour y travailler.

 

TheEnglishGirl: Demoiselle de 24 ans, je souhaite depuis des années partir à l'étranger. J'aimerais savoir si vous avez «galéré» pour bosser ou si le fait d'être Français a plutôt été un «atout»? 

Thibault: Les Français sont très appréciés au Canada notamment parce qu’une partie du pays parle le français, donc le fait de parler anglais et français est clairement un atout pour trouver un job là-bas. Pour ma part, j’ai effectué un stage dans une agence de voyage trouvée par mon organisme, donc je n’ai pas vraiment galéré. 
 
Olivier: En Irlande il est de plus en plus difficile de trouver un emploi à cause de la crise, cependant les emplois dans la restauration sont particulièrement ouvert aux Français. Au vu du nombre de restaurants français qui ont toujours plus tendance à embaucher des Français. Le cliché du Français gastronome perdure.

 

TumeltonJohn: Le French Kiss a-t-il toujours autant de succès en Irlande?

Olivier: Bonjour, oui le French Kiss est fortement apprécié par la population et a toujours autant de succès. J’ai remarqué cependant que les traditions se perdent et qu’il manque cruellement d’ambassadeur du French Kiss en Irlande. De manière plus générale, la culture Française (gastronomie, vin entre autres) est très réputée.

Elie: Je suis actuellement en licence d'histoire, en cursus bilingue anglais et j'ai la possibilité de faire la troisième année à l'étranger. J'aimerais partir au Canada. Comment se passe l’intégration? La vie, là-bas, est-elle si différentes de la nôtre en France? 

Thibault: La vie au Canada est totalement différente de celle en France car le rythme de vie est beaucoup plus cool qu’en France. Les Canadiens ne sont pas du tout stressés donc il faut se débarrasser de nos habitudes françaises. Dans le métro par exemple, personne ne cours. Ce qui m’a aussi surpris, c’est lorsque les Canadiens s’excusent lorsqu’ils vous bousculent. 

Chloé: Je suis actuellement en terminale bac technologique, après, je veux faire une formation en un an, et après, j'aimerais aller travailler en Australie. Est-ce qu'il faut repasser un diplôme, est-il valable en Australie, ou existe-t-il un examen similaire?

Thomas: Bonjour Chloé, les diplômes qui sont reconnus en France sont le plus souvent reconnus en Australie, c’est le cas notamment du Bac. Si tu veux travailler sur place, avec un petit job étudiant par exemple,  tu n’auras pas besoin de diplôme australien. En revanche pour les emplois qualifiés, mieux vaut avoir une formation au delà du Bac. Tout dépend du secteur et du type de travail que tu recherches.

Stéphane: Je suis étudiant en Master 2 Capteurs, Mesures et Instrumentation à l'UPMC de Paris 6. Il est vrai qu'après obtention de mon diplôme, j'aimerais trouver un job à l'étranger et particulièrement au Canada ou à San Francisco. Est-ce ce que, avant de partir, vous parliez bien anglais? Est-ce qu'il a été difficile de s'intégrer? Trouver un logement?

Thibault: Bonjour Stéphane. Avant de partir mon anglais était plutôt scolaire. C’est pour cette raison que j’ai souhaité partir à l’étranger et que j’ai choisi de suivre des cours les premiers mois. Cependant, quelque soit le niveau de chacun, les Canadiens sont tellement indulgents que l’intégration se fait sans problème. Concernant le logement, le fait de passer par un organisme m’a permis de trouver un logement facilement puisque les quatre premières semaines j’ai été placé en famille d’accueil. Par la suite, il ne m’a pas été difficile de trouver une collocation avec les étudiants sur place.

Olivier: Bonjour Stéphane. En ce qui me concerne, mon niveau d’anglais était scolaire, On m’a donc proposé de faire une remise à niveau (2 mois) sur place. Pour l’intégration en Irlande la formule que j’avais choisie me proposait 1 mois de logement. Ensuite je suis allé dans une agence de location avec plusieurs étudiants de mon école et nous avons trouvé sans problème des logements sur place. La ville dans laquelle j’étais en Irlande (Galway) étant très étudiante il était très facile de s'intégrer.

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Présentation du chat:

Vous êtes étudiant ou jeune diplômé et l’envie de bouger vous démange? C’est normal. Mais pas facile de se décider. Quel pays choisir? Trouverai-je un équivalent à mon diplôme? A quelle galère dois-je m’attendre?

Thibault ne l’a pas regretté. Huit mois de stage au Canada lui ont donné une seule envie: retourner dans le pays pour y travailler. «Je suis revenu en France complètement changé. J'ai vécu au Canada les meilleurs moments de ma vie», explique le jeune homme qui travaille dans le tourisme. Olivier a, lui, fait sa troisième année de management en Irlande. En ce moment, il fait tout pour enchaîner sur un Master à Londres.

A 23 et 24 ans, Thibault et Olivier ont enchaîné bonnes et mauvaises surprises, pour assouvir leur envie: partir.

>> Vous hésitez à sauter le pas? Adressez-vous directement à deux jeunes qui ont tenté l’expérience de l’étranger. Galères, astuces, préparatifs, anecdotes, Thibault et Olivier répondront à toutes vos questions.

Thomas Albertini, consultant chez Woldiploma et blogueur 20 Minutes, sera aussi là pour vous donner ses conseils de professionnel.

Déposez vos questions dans les commentaires ou écrivez-nous à reporter-mobile@20minutes.fr. Et rendez-vous vendredi pour un chat à six mains.