J’ai testé… le rugby de plage

ETE Du sable dans le caleçon…

P.K. avec C.C. à la caméra, et S.A. à la chistera

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20minutes a testé le rugby à Paris-Plages.
20minutes a testé le rugby à Paris-Plages. — DR

Au départ, le plan était simple: essayer de gratter deux heures au soleil à une rédaction en chef esclavagiste. «Et si on testait le rugby de plage sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris?» Sur le papier, ça sentait la bonne idée, les pied dans l’eau et le nez dans la glace. En fait, on n’aurait peut-être pas dû.

Le matin réservé pour les gamins des centres de loisirs, les deux membres de la rédaction de 20minutes, «le bison» et «la loco de Pézenas», arrivent affûtés comme Gérard Cholley époque Grand Chelem.

Coupe du monde oblige, cette année, Paris-Plages a fait les choses en grand. Le terrain de rugby occupe une place de choix sur le parvis de l’hôtel de ville, en contrebas de la fenêtre où les joueurs du PSG fêteront un jour prochain la victoire de leur équipe en championnat de France. Au loin, entre les perches, Notre-Dame.

Pas de plaquage?

Problème, on n’a pas trop le temps de regarder le paysage. A peine le temps d’enlever les baskets et de passer un short, et on entre dans le vif du sujet. Un sosie de Jeff Tordo (sans la cicatrice), rappelle brièvement les règles: «Bon, on joue à toucher, dès que vous êtes touchés, on s’arrête et on repart. Au bout de trois touchers, la balle change de camp.» Pas de plaquage? Mais on va faire quoi?

Et ben courir, courir, et encore courir. A trois contre trois sur un terrain d’une trentaine de mètres, deux mi-temps de sept minutes, il faut galoper. Faire des passes impossibles, tenter des combinaisons improbables (et ratées la plupart du temps) et sauter le bras en l’air comme dans l’hémisphère sud pour marquer des essais. «C’est marrant, c’est le côté sympa du rugby, sans l’affrontement physique, mais avec les passes», raconte Michael, un Suisse pas très calé en rugby, mais qui gambade comme Dominici.

Douleur à la mâchoire

«Même les débutants peuvent s’amuser», plaisante Laurent, le Jeff Tordo du parvis, pendant que trois gamines bataves essaient de prouver que la passe en arrière, c’est vraiment has been. Un membre de la Team 20minutes, au bord de l’évanouissement, acquiesce par politesse, mais essaie surtout de garder le contenu de son estomac à l’intérieur. L’autre prétexte une vague douleur à la mâchoire («Oui, mais tu comprends, je me suis niqué salement en tombant sur un contact») pour refuser de partir pour un second tour.

Après un deuxième petit match pour le plaisir, la Team 20minutes hésite à appeler une ambulance pour rentrer au journal, puis repart clopin-clopant, humiliée par des gamins de treize ans, le cœur au bord des lèvres, du sable dans le caleçon, mais on s’est bien amusé.


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envoyé par 20Minutes