Les derniers voyages de la SF

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Parmi les récentes parutions dans le domaine de la science-fiction Guillaume, libraire à la FNAC Saint-Lazare à Paris, fait part de ses coups de coeur.

La Horde du contrevent, d’Alain Damasion (La Volte, 520 p., 28 €)
« De la science-fiction très littéraire, un récit fleuve et expérimental plonge le lecteur dans un univers particulier. C’est rare qu’un auteur français soit aussi bon. Il va faire parler de lui à l’avenir. »

Oméga, de Jack McDewitt (L’Atalante, 600 p., 23 €)
« Jack Mc Dewitt possède des traits communs avec Arthur C. Clarke, l’auteur de 2001, l’Odyssée de l’espace. Comme lui, il se livre à grandes interrogations philosophiques autour de l’espace. Cela change des ‘univers-monde’.»

Pollen, de Jeff Noon (La Volte, 384 p., 22 €)
« C’est de la science-fiction un peu intellectuelle, surtout pas du grand spectacle. Jeff Noon se range du côté des expérimentateurs, comme les auteurs J.G. Ballard et Philip K. Dick, en mélangeant anticipation et critique sociale. Que l’on aime ou pas, on retire toujours quelque chose de sa lecture»

Le Legs de la faille, Tome 1, Krondor la trahison, de Raymond E. Feist (Bragelonne, 420 p., 22 €)
« C’est ce qu’on appelle de la ‘Big Fantasy’ aux USA. Raymond Feist appartient plus au domaine des conteurs au coin du feu que des auteurs. Ce n’est pas révolutionnaire, mais ça marche. Son gros succès est mérité. Une fois qu’on commence ses romans, on ne le lâche pas »

La Tour de Babylone, de Ted Chiang (Denoël, 400 pages, 20 €)
« Dans les huit nouvelles qui composent ce livre, Ted Chiang déploie une écriture fine et une richesse de vocabulaire, en faisant se rejoindre des thèmes comme la technologie et la société antique. Il s’intéresse notamment à l’idée de « communauté ». De la science-fiction très humaniste en somme. Un auteur prometteur, mais on attend encore son roman.»
Recueilli par Joël Métreau

Et plus…

Diamond Dogs, Turquoise Days, d’Alastair Reynolds (pocket, 6,60€)
Deux nouvelles constituent ce livre de poche. Le premier, Diamond Dogs, raconte, sur une planète mystérieuse, l’ascension par des scientifiques d’une tour emplie de pièges. Sur une trame proche du film Cube, ce récit à la mécanique précise et pleine de suspense fait froid dans le dos du lecteur jusqu’à son dénouement final.

Olympos, de Dan Simmons (Robert Laffont, 23 €)
Sur la planète Mars, dans un futur lointain, les protagonistes de la Guerre de Troie s’affrontent suivant le récit d’Homère. Dans cette suite très attendue d’Illium, ils finissent par se rebeller contre les Dieux, bourrés de nanotechnologies. Une relecture étonnante de la mythologie antique par le fameux Dan Simmons.

Anansi Boys, de Neil Gaiman (Au Diable Vauvert, 504 p., 22 €)
Peu après le décès de son père Anansi, Gros Charlie reçoit la visite d’un frère pour le moins embarrassant et qui va lui révéler leur véritable filiation : ce sont les descendants d’Anansi, un dieu araignée, plein de malice. Auteur touche-à-tout dans la science-fiction, l’Anglais Neil Gaiman revisite dans Anansi Boys l’histoire des mythes. Un roman drôle, truculent et fantastique.

J.M.