L'école, enfin un droit pour tous

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« Tout enfant présentant un handicap est inscrit dans l'école la plus proche de son domicile. » Grâce à cette loi de février 2005, Marie-Christine et Daniel Gourdré ont inscrit Natacha, 15 ans, atteinte d'infirmité motrice d'origine cérébrale (IMC), au collège de Villefranche-de-Lauragais. « Avant, on n'osait même pas demander », avoue la maman. Aujourd'hui, le collège planche sur son accueil. « Mais ils auront encore à se battre, notamment pour que ne soient pas seulement évaluées les incapacités », prévient Patricia Thiry, du Groupement pour l'intégration et la scolarisation des enfants et adolescents handicapés (GISH). Cette crainte a fait hésiter Sophie Chapelle. Elle a choisi de scolariser son fils Charles, IMC, dans un institut spécialisé pour sa rentrée en CM2. « Même si ce ne sont que des maths et du français, je ne vais pas gâcher ça pour qu'il soit intégré socialement. Ce que je veux, c'est l'intégration scolaire », assure-t-elle. Un avis partagé par une partie des quatre-vingt familles de l'Association des parents d'enfants handicapés ou différents (APEHD). Même si l'académie de Toulouse prévoit de quasiment doubler le nombre d'auxiliaires de vie scolaire à la rentrée, ils n'envisagent pas l'inscription en milieu ordinaire. « Beaucoup ont testé et ont été déçus », affirme Alain Caupéna, président de l'APEHD. Pour les autres, dont il fait partie, l'enfant a dépassé l'âge obligatoire de scolarisation et plus rien n'oblige les établissements à les accepter.

A.-M. Fontaine

GISH : 05 62 26 12 12 et APEHD : 06 26 98 25 30

Des classes spécialisées en milieu ordinaire accueillent des enfants atteints de handicap mental : quarante en élémentaire, six en collège et lycée. Deux nouvelles classes ouvriront à la rentrée dans le secondaire.