En 2017, Les Toulousains voyageront dans les airs

Béatrice Colin

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Le téléphérique fera 2,6 kilomètres.
Le téléphérique fera 2,6 kilomètres. — P. FAYOLLE/SIPA

Prendre un bol d'air, admirer la vue tout en se rendant au boulot. Ce devrait être possible à partir de 2017. Les élus de Tisséo ont officiellement lancé jeudi le projet de liaison téléphérique entre l'Oncopôle et l'Université Paul-Sabatier, via l'hôpital de Rangueil. Certes, il faudra attendre la validation du plan de déplacements urbains, mais la décision est prise de se lancer dans l'aventure des téléportés urbains. Londres a le sien, Portland aussi, et l'Ile-de-France y réfléchit. Et pas question d'y voir un attrape-touriste. « Ce n'est pas un gadget. Il y a, derrière ce projet, une véritable logique de transports en commun », insiste Joël Carreiras, vice-président chargé des transports au Grand Toulouse et élu à Tisséo.

10 minutes de trajet
Long de 2,6 km, cette installation, dotée de cabines de 35 places, permettra de relier l'Université à l'Oncopôle en 10 minutes là où il en faut 32 aujourd'hui par le bus et le métro. En plus des deux terminus, il desservira la zone de Pech-David où sont installés le CHU de Rangueil et l'hôpital Larrey qui enregistrent 233 000 consultations par an. Selon les premières études, 6 000 à 7 000 voyageurs sont attendus chaque jour dans ce téléphérique dont le prix est estimé à 44 M €, là où la ligne G de tramway en coûte 115. « Le coût d'exploitation ramené au nombre de voyageurs est l'équivalent de celui du métro, c'est pertinent », assure Joël Carreiras. D'autant qu'en 2017, un bus en site propre sera inauguré entre l'Oncopôle et la gare de Portet, le long de la route d'Espagne.

fréquentation

La fréquentation du réseau Tisséo est en hausse de 9 % l'an dernier, avec 155 millions de validations de titres. Les deux lignes de métro enregistrent 103 millions de validations, contre 97 en 2010, les bus passent de 42 à 45 millions.