La dépollution du site AZF est en retard

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Débutée en juillet 2005, la dépollution des 80 hectares du site AZF suit lentement son cours. « Nous enregistrons un retard de huit mois sur le calendrier, car nous avons optimisé les conditions de construction du Cancéropôle en effectuant les travaux de compactage et de remblaiement », justifiait hier Patrick Timbart, délégué régional du groupe Total dans le Sud-Ouest, lors de la visite annuelle du chantier.

Manuel Serdan, directeur du patrimoine du groupe Pierre-Fabre, préfère s'attarder sur les travaux du futur centre de recherche consacré à l'encologie, qui devraient débuter d'ici à la fin du mois : « Des problèmes de servitudes nous ont empêché de débuter immédiatement la construction. »

Présents lors de la visite, riverains du site et associations ont également prêté une oreille attentive aux discours sur l'état de la dépollution. Alors que Michel Henry, membre de l'Unimate (Union Midi-Pyrénées nature et environnement), se satisfaisait de « la transparence et la clarté des informations », Alain Ciekanski, président des Amis de la Terre, se montrait sceptique : « La proximité d'Isochem, filiale de la SNPE [Société nationale de poudre et d'explosifs] en zone Seveso II, ainsi que le traitement des poussières de la terre excavée, qui seront inhalées par les ouvriers chargés de la construction des bâtiments, posent problème. » Sans oublier les ballastières et les terrains de Braqueville, propriété du ministère de la Défense. Leur réhabilitation devrait débuter seulement en 2008.

Philippe Font

Depuis 2001, le démantèlement et la dépollution du site AZF auront coûté au groupe Total 100 millions d'euros. Cette somme s'ajoute aux 2 milliards d'euros d'indemnisation versés aux victimes et collectivités.