Le conseil général descend du bus

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Hier, le conseil général a décidé de quitter l'autorité organisatrice des transports en commun. Et de mettre fin à trente ans de cohabitation consensuelle avec la ville de Toulouse au sein du SMTC-Tisséo. « Nous partons contraints et forcés, parce que le maire de Toulouse a voulu nous écraser », explique Pierre Izard, le président (PS) de l'assemblée départementale.

Ce « retrait spontané » intervient à 48 heures de la date butoir fixée par la loi pour la mise en conformité des statuts de Tisséo. Cette dernière consistait à donner la majorité des sièges du SMTC à la communauté d'agglomération du Grand Toulouse (CAGT), dirigée par le Capitole. « On nous demandait de payer sans rien décider. Désormais nous contribuerons au développement des transports en commun sous la forme de subventions », indique Pierre Izard.

Une rupture qui n'a pas bouleversé le maire de Toulouse et président du SMTC : « Disons que, comme un vieux couple, nous divorçons sans nous jeter la vaisselle à la figure, résume Jean-Luc Moudenc (UMP). Ce nouveau type de partenariat marque la fin des querelles politiques qui nous ont empoisonnés pendant trop d'années ». Le conseil général contribuait à hauteur de 32 millions d'euros au SMTC-Tisséo, dont le budget annuel est de 500 millions d'euros. Il est encore trop tôt pour savoir si son retrait va hypothéquer le calendrier de certains projets, comme le tramway ou le prolongement de la ligne B.

Hélène Ménal

Imposé par le conseil général, le passage en régie a été la première scène de ménage entre la Ville et le département. Seul maître à bord, Jean-Luc Moudenc veut « laisser sa chance à la régie pendant au moins deux ans ».