La Ville rose attend une bouffée d'air frais

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A deux microgrammes près. Ce week-end, le seuil réglementaire d'information et de recommandation à l'ozone a failli être dépassé. Dès la fin de la semaine dernière, l'observatoire régional de l'air en Midi-Pyrénées (Oramip) a anticipé les fortes chaleurs annoncées par Météo-France et lancé le processus d'information du public. L'ozone est en effet très nocif pour la santé, surtout chez les personnes vulnérables (nourrissons, asthmatiques, personnes âgées).

Depuis 1996, le seuil réglementaire a été dépassé quinze fois dans l'agglomération toulousaine, dont six fois en 2003, lors de la canicule. « Un rapport de l'institut de veille sanitaire a étudié la mortalité liée à l'ozone et à la chaleur cet été-là. Si les deux facteurs interviennent, la part liée à l'ozone apparaît plus importante à Toulouse que dans d'autres villes », souligne Claire Baudinat, de la direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass). Du 3 au 17 août 2003, le nombre de décès imputables à l'exposition à l'ozone est de 38 pour 100 000 habitants dans la Ville rose, contre 12 pour 100 000 à Bordeaux.

Mais cette source de pollution n'est pas la seule à avoir un impact sur la santé. Les particules en suspension issues du trafic routier y contribuent. Si on les réduisait de 15 microgrammes par m3, on pourrait éviter 60 décès par an dans l'agglomération. Une donnée qui rentre en compte dans la limitation de la vitesse à 90 km/h sur la rocade.

B. C.

« Je m'informe sur la qualité de l'air que je respire. » C'est le thème de la campagne lancée par la Drass et l'Oramip depuis juin 2006 auprès des généralistes, allergologues, pédiatres et pneumologues de la région. Plus de 150 000 plaquettes d'information leur ont été remises. Rens. : www.oramip.org