Placés sous l'aile de « parrains » républicains

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« Nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et nous les nourrirons. » A la veille du jour couperet, c'est le serment qu'ont fait une soixantaine de personnalités toulousaines – universitaires, artistes ou élus – envers les familles d'élèves scolarisés menacées d'expulsions. Au risque de tomber sous le coup de la loi, ces « parrains » et « marraines » se préparent à les « protéger ». « Je le fais parce qu'on ne touche pas à un enfant, d'autant plus s'il est intégré dans le tissu social », explique François Simon, conseiller municipal de la gauche alternative. Le Réseau éducation sans frontières (RESF 31) annonce pour samedi ces « parrainages ». A l'origine, ils devaient avoir lieu dans plusieurs communes de l'agglomération. Un lieu unique pourrait finalement être choisi. Au point de chute de la soixantaine de familles qui doivent être expulsées aujourd'hui des hôtels et hébergements d'urgence. « La plupart de ces familles correspondent aux critères de la circulaire Sarkozy. On ne peut pas leur dire qu'on réexamine leur dossier et simultanément les jeter à la rue... », commente Yamina Vierge, de la Cimade. Aucune solution d'hébergement n'a été trouvée. Mais la région a débloqué hier 30 000 e pour aider à leur relogement.

H. M.

Certains ont perdu plus de 10 kg. Après dix-neuf jours de grève de la faim, les quatre-vingt-trois Kurdes réfugiés dans la salle paroissiale de Lafourguette n'ont toujours aucun écho du réexamen de leur demande d'asile politique. Leur comité de soutien a réuni plus de 2 500 signatures et appelle « à la solidarité des Toulousains ».