Un conflit entre taxis sur le bureau du préfet

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Plus d'une soixantaine de taxis toulousains ont mené hier après-midi une opération escargot entre Matabiau et la préfecture. Depuis trois semaines, ils sont en conflit ouvert avec leurs homologues de l'aéroport. Pour marquer le coup, ils repartent à vide lorsqu'ils amènent un client à Blagnac. Si l'élément déclencheur est un coup de poing entre deux artisans, leur désaccord est latent depuis des années. « En plus des 50 taxis de l'aéroport attitrés, 24 des 250 taxis toulousains ont l'autorisation de charger des clients à Blagnac. Mais depuis dix-huit ans il y a des litiges quasi-quotidiens sur les conditions de prise en charge », explique Gilbert Blanc, président départemental de la Fédération des artisans du taxi.

L'« aéroport » est-il prioritaire sur le « toulousain », même s'il arrive après dans la file ? C'est la question. « Il y a un vide dans l'arrêté qui régit les conditions. Nous demandons au préfet de le préciser pour mettre un terme au conflit », explique le représentant syndical, reçu avec une délégation rue Saint-Etienne. Les représentants de l'Etat leur ont dit qu'ils rencontreraient les « aéroports » afin de statuer.

B. C.