Un mari ultra-violent à la barre des assises

©2006 20 minutes

— 

Le procès d'un homme de 30 ans accusé d'avoir battu sa femme à mort et séquestré une personne s'ouvre aujourd'hui devant la cour d'assises. Les faits datent des 6 et 7 février 2004. Marié depuis quatre mois, Mohammed est pris d'une crise de paranoïa. Convaincu qu'il vient de la surprendre avec son amant, il la frappe sur tout le corps. Le prévenu reconnaît avoir porté des coups à son épouse, mais il nie être à l'origine de son décès. « La jeune étudiante de 18 ans est morte d'une hémorragie interne un jour après cet épisode de violence », explique Céline Peccavy, l'avocate du père de la victime. « Il a ensuite séquestré et violenté mon client à la résidence universitaire de Purpan. Heureusement, il a réussi à s'échapper en sautant du premier étage », précise Anne Vidal, l'avocate du jeune homme. Pour Céline Peccavy, la crise de paranoïa « est montée de toutes pièces par le prévenu et n'excuse en rien son attitude ». S'il est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, l'accusé encourt la perpétuité. Le verdict doit être rendu vendredi.

A. Rancoule