Conflit d'identités ou union sacrée ?

Béatrice colin

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Les trois nouveaux présidents.
Les trois nouveaux présidents. — F. Scheiber / 20 Minutes

Rivaliser avec les meilleures universités du monde, ils ne sont pas contre, mais pas à n'importe quel prix. Fraîchement élus, ou en passe de l'être, Jean-Michel Minovez, président de l'université du Mirail, Olivier Simonin, président de l'Institut National Polytechnique de Toulouse, et Bertrand Monthubert, futur président de Paul-Sabatier, ont tenu à exprimer leur position sur le dossier UNITI. Sélectionné par l'Etat au titre du label Initiative d'excellence, il doit se traduire par une enveloppe de 1,2 milliard d'euros, mais aussi une fusion en 2018 des 14 établissements d'enseignement supérieur et de recherche, membres de l'université de Toulouse.

Proposition de débat
Ce dernier point ne fait désormais plus l'unanimité. « Nous représentons des établissements qui ont des identités différentes, si on veut faire une université de Toulouse, c'est avec ces identités, si on les nie, les gens qui la font ne s'y retrouveront pas », soutient Bertrand Monthubert, qui propose un débat sur cette future gouvernance. Pas question pour autant de « casser tout ce qui a été fait, nous pouvons faire évoluer le dossier d'ici à la fin de l'année », veut rassurer Olivier Simonin.