Les étudiants de retour au tribunal

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Manifestation de soutien, mercredi.
Manifestation de soutien, mercredi. — f . scheiber / 20 minutes

Deuxième acte pour « les sept du Mirail ». Poursuivis pour avoir commis des « dégradations » dans le bureau du président de la faculté du Mirail et à la Maison de la recherche en 2009 lors du mouvement contre la Loi d'autonomie de l'université (LRU), sept étudiants, âgés de 21 à 29 ans, étaient jugés mercredi devant la cour d'appel. Ils étaient accusés d'avoir défoncé les portes du bureau du président à coups de bancs et certains d'avoir participé au pillage d'aliments dans une réserve. Le nouveau président fraîchement élu de l'université du Mirail a cependant retiré sa constitution de partie civile lors du deuxième procès.

Du sursis requis
Les étudiants avaient écopé de quatre à sept mois de prison avec sursis en première instance. Mercredi, ils ont rappelé devant le tribunal le contexte de ce mouvement de protestation. « Nous voulions rencontrer le président, Daniel Filâtre, pour débattre avec lui de la loi LRU mais il n'a pas voulu dialoguer ce qui est apparu comme une frustration, voire une provocation, ont-ils souligné, tout en reconnaissant avoir été sur les lieux des dégradations. Nous réfutons les accusations de vols des aliments et des outils informatiques ».
Le procureur a indiqué que « le tribunal n'était pas là pour savoir si ce mouvement social était fondé ou pas mais pour juger les vols et dégradations volontaires ». Il a requis entre deux et six mois de prison avec sursis. Le jugement a été mis en délibéré le 12 juin.