Le scénario des studios se précise

julie rimbert

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Les studios de cinéma vont investir l'ex-base militaire.
Les studios de cinéma vont investir l'ex-base militaire. — f . scheiber / 20 minutes

Moteur. L'Etat a donné jeudi un coup d'accélérateur au projet de studios de cinéma sur l'ancienne base aérienne de Francazal. Après la réunion interministérielle à l'Elysée avec les soutiens du projet, les représentants régionaux se sont réjouis « du soutien clair du gouvernement » à cette opération, qui pourrait créer des milliers d'emplois.

Premier clap en 2014
« Le secrétaire d'Etat au commerce, Frédéric Lefebvre, est venu au début de la réunion apporter son soutien à ce projet innovant pour Midi-Pyrénées, mais aussi pour la France », s'est enthousiasmé Jean-Louis Chauzy, président du conseil économique, social et environnemental, à la sortie de la réunion interministérielle. Les studios américains Raleigh envisagent de s'implanter sur l'ancienne partie où vivaient les militaires de la base, désaffectée depuis 2010. Les 300 hectares restant du site resteront un aérodrome d'affaires et une zone de maintenance aéronautique.
« La crédibilité du projet a été confirmée, indique Henri-Michel Comet, le préfet de région. Le périmètre des terrains (environ 25 hectares) à vendre, dont le ministère de la défense est actuellement propriétaire, a été défini et s'adapte au dit projet. La vocation culturelle du terrain ainsi délimitée sera expressément mentionnée à l'occasion de la procédure de vente. » Le cahier des charges fixant les modalités de cette vente sera publié avant le 15 juin.
Bruno Granja, l'architecte initiateur du projet, a estimé jeudi que « les travaux pourraient débuter en 2013 sur la base et le premier tour de bobine en 2014, pour un investissement inférieur à 100 millions d'euros ». Un calendrier du projet qui réjouit Philippe Guérin, le maire de Cugnaux, où se situe l'ancienne base de Francazal. Il estime que ce projet permettra un rééquilibrage de l'aire urbaine toulousaine, trop tournée vers la mono-industrie de l'aéronautique. « Nous avons travaillé d'arrache-pied pour rendre crédible ce projet qui va créer des emplois dans divers secteurs, confie Philippe Guérin. C'est un beau rêve qui devient aujourd'hui réalité. »