La réalisation des grands projets routiers fait débat

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La déviation de Saint-Béat, le doublement de la rocade d'Albi ou encore la réhabilitation de la gare Saint-Agne à Toulouse. Trois des soixante-neuf projets qui devaient être financés et réalisés dans le cadre du contrat de plan Etat-région 2000-2006 d'ici à la fin de l'année et ne le seront pas. La semaine dernière, le président (PS) de la région, Martin Malvy, et sept de ses homologues socialistes des départements s'étaient réunis pour dénoncer « un contrat de plan inachevé et un désengagement de l'Etat ». « Sur le volet routier, il manque 362 millions d'euros pour réaliser ce qui était prévu et même si on atteignait un taux de 90 % de réalisation d'ici à la fin de l'année, il manquerait encore 190 millions d'euros », insistait le président de la région.

La critique portait aussi sur les retards pris au niveau ferroviaire, comme la modernisation de Matabiau, et sur ceux de l'enseignement supérieur, notamment la création d'un resto U à Auch. Lundi, le ministre délégué à l'Aménagement du territoire, Christian Estrosi leur a répondu que l'Etat honorerait 100 % de ses engagements sur le volet routier, « même si l'effort budgétaire doit se poursuivre au-delà du 31 décembre. En Midi-Pyrénées cela se traduit par une enveloppe de 73 millions d'euros de crédits ». Hier, Martin Malvy a réclamé « un engagement contractuel de l'Etat. A ce jour, il refuse. Or les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent ».

B. C.

Sur le volet ferroviaire, trente-cinq gares seraient concernées par ces retards de crédit. Dans la première couronne, c'est le cas de Montaudran, Labège-Innopole ou encore Escalquens. Côté route, la déviation de Léguevin, très attendue par les usagers de l'axe Toulouse-Auch, a pris un retard de trois ans.