La section anti-terroriste de Paris désormais saisie de l'enquête

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Les trois affaires de Toulouse et Montauban sont désormais entre les mains de la section anti-terroriste du parquet de Paris et l'enquête à été confiée à la direction centrale de la PJ. Les policiers tentent d'identifier les points communs entre les meurtres des parachutistes de Toulouse et Montauban, les 11 et 16 mars derniers, et la tuerie de ce lundi dans le collège. « Il y a une forte probabilité qu'il s'agisse d'un seul et même individu sur ces trois faits », confiait lundi une source judiciaire.

Piste néonazie étudiée
Selon les premiers éléments, il semblerait que le même scooter ait été utilisé à trois reprises. « Nous avons pu identifier une plaque d'immatriculation », assure une source policière. L'arme, elle aussi, a été utilisée sur les trois scènes de crime. « C'est bien la même qui a servi les trois fois », assure-t-on au parquet de Paris. Un 11,43 mm, « qui n'est pas d'origine et qui a été trafiqué pour être transformé en arme automatique », poursuit une source policière. Un calibre « difficile à trouver et très prisé par les amateurs d'armes », précise un policier. Autre fait troublant, le mode opératoire. « Il est le même à chaque fois. L'homme est déterminé et tue froidement », précise-t-on au parquet de Paris. Selon Le Point, les enquêteurs privilégieraient désormais la piste de trois militaires néonazis exclus en 2008 du 17e régiment de génie parachutiste de Montauban. Ces derniers s'étaient pris en photo devant un drapeau à croix gammée en faisant le salut nazi. L'un d'entre eux se serait déjà fait connaître des services de police, croit savoir l'hebdomadaire. « Il faut agir vite avant que ça ne se répète », conclut une source judiciaire. W.M