Les caméras se brouillent

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A partir de demain, les riverains des quartiers Victor-Hugo et Wilson sont invités par leurs commerçants à se prononcer sur la mise en place de la vidéosurveillance. Ce sondage est organisé par l'association Hugo 2000, dont une centaine d'adhérents seront touchés par la mise en place du dispositif de dix-neuf caméras, adopté lors du dernier conseil municipal.

« Nous leur demandons s'ils pensent que cela contribuera à améliorer la sécurité et s'ils trouvent juste que ce soit les commerçants qui financent, explique Pascal Serrier, président de Hugo 2000. Cela va nous permettre de connaître leur opinion. Pour moi, c'est quand même celle qui prédomine. »

Une démarche à laquelle n'adhère pas Christian Raynal, adjoint au maire en charge du dossier. « Dans un sondage, 67 % des Toulousains se sont déclarés favorables à la vidéosurveillance. Ce n'est pas le rôle des commerçants d'aller consulter les riverains », estime-t-il. Il attend par contre l'avis des commerçants eux-mêmes. Ceux des trois quartiers pilotes doivent se prononcer, via leurs associations, sur leur volonté de participer à l'achat des caméras. La mairie leur réclame 150 e par an et par commerce sur trois ans. «Les associations de Croix-Baragnon et du Rempart-Saint-Etienne ont donné une réponse positive », note l'élu. Reste la consultation qui a été lancée hier auprès des membres d'Hugo 2000. Il faudra attendre son résultat afin de savoir s'ils sont prêts à délier leurs bourses pou voir fleurir des caméras d'ici janvier.

Béatrice Colin