L'aéroport prend de l'altitude

Béatrice colin

— 

Le fonctionnement de l'aérogare va être complétement revu dès la fin mars.
Le fonctionnement de l'aérogare va être complétement revu dès la fin mars. — F. Scheiber/20 minutes

Pas de turbulence en vue pour l'aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB). Avec l'arrivée au printemps des bases régionales Air France et EasyJet, et de leurs 22 lignes nouvelles, l'horizon est plutôt dégagé pour la plateforme aéroportuaire. En 2011, elle a frôlé les 7 millions de passagers, avec une hausse de son trafic de 9,1 %. Et cette année, cette croissance devrait passer la barre des 10 %, pour atteindre en 2013 les 8 millions de voyageurs. « Nous avions imaginé atteindre ce chiffre en 2018-2020. Nous construisons les choses pour cinquante ans, les compagnies, elles, prévoient pour la saison d'après. Il a fallu donc réagir rapidement, mais heureusement nous avions un peu anticipé », explique Jean-Michel Vernhes, président du directoire de l'aéroport. La salle d'embarquement du Hall D va ainsi être achevée plus tôt que prévu et deux nouveaux portiques de sûreté vont y être installés. Cela représente 5 des 22 millions d'euros qui seront investis cette année.

Hall C, centre névralgique
Cette croissance va avoir d'autres conséquences. Elle devrait permettre de créer un peu moins de 1 000 emplois dans les deux prochaines années. Une petite révolution va devoir aussi s'opérer dans la tête des usagers. « Le centre de gravité de l'aéroport sera désormais au Hall C où passeront 5 des 8 millions de passagers. On va ainsi sortir de la logique d'une compagnie affectée à un hall. Pour Air France, on pourra enregistrer au hall C, et non plus uniquement au B, et embarquer par exemple au hall D », avance Alain de la Mesliere, directeur des opérations de l'aéroport. Air France et EasyJet, qui représentent à elles seules 70 % de l'activité, de l'aéroport seront réunies au hall C. Les petites compagnies régionales émigreront au hall A. Des changements qui s'effectueront fin mars. Les premiers jours, les clients de la navette vers Paris, la plus fréquentée de France, devront être bien réveillés pour ne pas se tromper. « On va bousculer les habitudes », consent le responsable.