Explosion d'AZF: la grande explication

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Cent quarante parties civiles prendront connaissance cet après-midi du rapport final des experts judiciaires sur l'explosion d'AZF. On sait, depuis jeudi, que ce document affine le scénario de la catastrophe et conclut à « un accident de nature chimique ». De quoi accélérer l'enquête, ouvrir éventuellement la porte à de nouvelles mises en examen et accentuer le clivage qu'a provoqué le drame à Toulouse. Confortées dans la « piste chimique », les associations de victimes continueront à réclamer la mise en cause de l'entité Total dans la procédure. A l'opposé, l'industriel et l'association des anciens salariés devraient persister à récuser la thèse « officielle » et multiplier les demandes de complément d'information. L'avocat de Total, Daniel Soulez-Larivière, a déjà indiqué que les conclusions du rapport étaient « toutes fausses ».

Pour l'heure, deux personnes seulement sont mises en examen : Serge Biechlin, le directeur de l'usine, et le manutentionnaire qui a opéré dans le hangar 221 quelques minutes avant l'explosion mortelle.