le marché de l'occasionne connaît pas la crise

julie rimbert

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La téléphonie et l'informatique se revendent bien dans ces enseignes.
La téléphonie et l'informatique se revendent bien dans ces enseignes. — f . scheiber / 20 minutes

De l'argent cash, tout de suite. En période de crise, les magasins d'achat-vente aux particuliers se développent en centre-ville. Le dernier à avoir ouvert ses portes, Cash Express, s'est installé près de la place Saint-Georges.

Moins risqué que sur Internet
Guitare, télé, DVD, appareil photo… dans le magasin, c'est un inventaire à la Prévert. Ici, on y croise toutes sortes de profils, de tout âge. « Il y a le surconsommateur qui revend son matériel high-tech pour se racheter le dernier cri, explique Vincent Tissier, gérant de Cash Express. Certains clients viennent pour se débarrasser d'un objet en sachant qu'il aura une seconde vie. Enfin il y a ceux qui cherchent à se faire de l'argent rapidement, pour se renflouer ». Dominique est venu vendre un disque dur externe. Après négociation, il en a tiré 50 euros. « Je suis satisfait car c'est la première fois que je viens dans ce type de magasin, confie ce quinquagénaire. En temps de crise, c'est intéressant de récupérer un peu d'argent. Je n'aurais pas eu ce réflexe de la revente il y a deux ans. Et c'est moins risqué que sur Internet ». Gilbert a quant à lui cédé un baladeur pour cinq euros. « Cela me débarrasse, tout en resservant à quelqu'un », assure-t-il. Dans une autre boutique spécialisée dans l'achat-vente, on dit ne pas ressentir un effet crise. « Le matériel high-tech marche très bien car il évolue très vite, raconte le responsable de la boutique. Les gens veulent toujours avoir le dernier modèle donc ils revendent l'ancien au lieu de le jeter. Le rachat de l'or marchait bien il y a quelques années mais depuis la crise de nombreux magasins sont apparus ». Les objets doivent être en état de marche et sont ensuite garantis pendant trois mois. Les vêtements et le mobilier ne sont pas acceptés.