Sortir La Pyrénéenne et ses salariés de l'abîme

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En redressement judiciaire depuis octobre, la société de travaux publics la Pyrénéenne, basée à Villeneuve-lès-Bouloc, voit son horizon bouché. Depuis lundi, ses 85 salariés sont au chômage technique, faute de pouvoir mettre du carburant dans les camions et engins de chantier.

Une facture de 3 millions d'euros
La PME doit faire face à des difficultés financières, dues notamment, selon Victor Zago, son PDG, à l'attente du paiement par Réseau ferré de France (RFF) d'une facture de 3 millions euros. Cette somme équivaudrait au dépassement du montant des travaux conduits dans le cadre du chantier d'élargissement de la voie ferrée Toulouse/Saint-Sulpice. RFF affirme ne pas être au courant de ces montants complémentaires, mais a indiqué lundi soir dans un communiqué que 451 000 euros seraient versés dans les prochains jours à la société en règlement d'un marché. « Il est à craindre que ceci ne règle que très provisoirement la situation de La Pyrénéenne. Le risque est donc avéré d'une cessation d'activités à échéance relativement rapide qui provoquerait le licenciement de plusieurs dizaines de salariés », a déploré hier le président de la région, Martin Malvy, après avoir reçu le PDG de la PME. Car au-delà de La Pyrénéenne, plusieurs de ses fournisseurs sont aussi concernés, soit près de 200 emplois au total.

table ronde

Dans un courrier adressé au préfet de la Haute-Garonne, Martin Malvy demande la tenue rapide d'une table ronde entre RFF, la SNCF, l'entreprise, ses fournisseurs, le médiateur de la sous-traitante et l'État pour « éclaircir cette situation » et trouver une solution qui évite la liquidation judiciaire.