Guerre des roses dans la neuvième

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Le vote des militants remis en cause.
Le vote des militants remis en cause. — F. Scheiber/20 minutes

Les couteaux sont sortis au sein de la fédération départementale du parti socialiste. L'investiture du candidat PS sur la 9e circonscription cristallise les tensions depuis le vote des militants, le 1er décembre dernier. Deux candidates s'affrontaient : la conseillère régionale, Nadia Pellefigue, et l'adjointe au maire de Toulouse, Anne Crayssac. Cette dernière est sortie vainqueur du scrutin, mais selon son adversaire « le vote a été entaché d'irrégularités et d'incidents. Dans certaines sections, des personnes non inscrites ont pu voter ». Face à cette situation tendue, l'investiture a été gelée par les instances nationales qui doivent se prononcer aujourd'hui sur son avenir. Mais depuis quelques jours, les règlements de compte entre les deux parties ont débuté par lettres, déclarations et blogs interposés.

La piste du parachutage
Dernière sortie en date, celle de Pierre Cohen, hier. Le député-maire de Toulouse, soutien d'Anne Crayssac, juge « graves » les déclarations de Nadia Pellefigue et s'oppose vivement à sa proposition d'un nouveau vote. « La victoire d'Anne Crayssac s'est faite dans les urnes, revoter ce serait reconnaître qu'il y a eu tricherie », assure-t-il. Mais c'est peut-être une autre solution qui aura les faveurs des responsables nationaux. Le parachutage de Christophe Borgel, conseiller régional d'Ile-de-France et secrétaire national aux élections, semble sur les rails. Si cela se confirme, il risque de ne pas être accueilli qu'avec des bouquets de roses.