L'avenir de la LGV est... presque tracé

Béatrice colin

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Il ne manque plus que la signature de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie et des Transports, pour le valider. Hier, le tracé de la future ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse, ainsi que celui de Bordeaux-Hendaye, a été entériné par le comité de pilotage du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO).

Réserves sur les surcoûts
Ces 420 km de nouvelles lignes permettront de transporter près de 6 millions de voyageurs supplémentaires, dont 2,4 sur l'axe Bordeaux-Toulouse, lors de leurs mises en service en 2022 ou 2024. Dans les communes du nord de la Haute-Garonne, traversées par la future LGV, on n'attendait pas vraiment un miracle de ce rendez-vous. « Sur notre secteur nous savons déjà que six ou sept maisons vont disparaître et qu'un quartier d'une trentaine d'habitations va être coupé en deux », relève Bruno Lecomte, habitant de Saint-Rustice et président du collectif Union pour la sauvegarde des villages, opposé au tracé retenu par Réseau ferré de France. Ses responsables se sont engagés à réduire au maximum les nuisances, notamment sonores, pour les riverains de l'infrastructure. « La majorité des maisons sont en hauteur, sur les coteaux, et l'on sait que le bruit monte. Plus ça va et plus les demandes d'ouvrage d'art sont importantes. Cela a un surcoût dont on ne sait pas s'il pourra être financé », insiste Bruno Lecomte. Les collectivités locales ont fait savoir qu'elles ne porteraient pas seules le poids de certains aménagements envisagés pour améliorer l'insertion de la LGV, que ce soit à Pompignan, Auvillar ou encore Bressols. « C'est ma seule réserve. Si une demande n'est pas sérieuse ou trop coûteuse, on n'y donne pas suite, mais dans le cas contraire ce n'est pas aux seules collectivités d'assumer », a souligné hier Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées. Ce dernier a aussi insisté pour que le calendrier soit tenu : déclaration d'utilité publique en 2014 et début des travaux dans cinq ans.