Prison avec sursis pour un jeune policier

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Hier, un policier a été condamné à dix mois de prison avec sursis pour violences illégitimes. Le tribunal correctionnel l'a jugé coupable d'avoir, le 11 février 2005, frappé un automobiliste placé en cellule de dégrisement. Le prévenu, qui a toujours nié les faits, a immédiatement annoncé son intention de faire appel. « Je comptais sur la justice pour me sortir la tête de l'eau, elle m'enfonce complètement », a réagi le jeune gardien de la paix. Ses collègues également sont abattus : « C'est à vous dégoûter de travailler », estime l'un d'eux. « On constate une recrudescence de délinquants qui, dans le but de diminuer leurs peines, accusent systématiquement les policiers de violence », déplore Didier Martinez de l'Unsa-Police.

Satisfaction du côté de la Ligue des droits de l'homme : « Un interdit a été symboliquement levé. Je tiens à saluer le travail exemplaire mené par les enquêteurs », a déclaré Jean-François Mignard, son président. La LDH 31 a recensé une vingtaine de cas de violences illégitimes à Toulouse. Elle présentera son rapport en septembre.

H. M.