Jean-Emmanuel Kamtchueng : « Toulouse a été en avance sur l'idée de l'abolitionnisme »

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Interview de Jean-Emmanuel Kamtchueng, président de la maison de l'Afrique de Toulouse.

On a commémoré l'esclavage et son abolition hier. N'est-ce pas tardif ?

L'important c'est qu'on l'ait fait. Cela a été un long travail. La plaque commémorative posée au jardin Compans Cafarelli a été élaborée en 1994 à l'initiative de la Maison de l'Afrique et inaugurée en 1999.

Une plaque, est-ce assez?

Toulouse est une des rares villes où existe un lieu de souvenir, alors qu'il n'y a pas eu de traite. Elle a été en avance sur l'idée de l'abolitionnisme. Au début du xiiie siècle, les Capitouls ont promulgué un décret pour accorder le droit d'asile aux esclaves évadés.

Quels sont vos autres projets?

Mener un travail d'éducation pour que les citoyens connaissent l'histoire de leur pays. Après un colloque international à l'université du Mirail en décembre, nous allons créer une exposition itinérante.

Recueilli par B. C.