La Ville rose au régime sec

Béatrice colin

— 

Il est tombé 425 litres d'eau au m2 en 2011, la normale étant de 670 litres.
Il est tombé 425 litres d'eau au m2 en 2011, la normale étant de 670 litres. — f. scheiber/20 minutes

Avec des températures avoisinant les 15 °C le 31 décembre, 2011 s'est terminée en douceur pour la Ville rose. A l'image des moyennes enregistrées sur l'agglomération tout au long de l'année dernière. Si au niveau national, elle est désormais classée comme la plus chaude depuis 1900, sur le bassin toulousainl'année 2011 arrive en deuxième position après 2003. « Nous sommes 2 °C au-dessus de la normale. En 2003, nous avions eu un été très long et très chaud. C'est la grande différence avec cette année où l'été a été plus froid mais le printemps et l'automne ont été chauds », relève Pascal Boureau, prévisionniste au centre départemental de Météo-France. Cela s'est traduit par un ensoleillement important puisque 2 300 heures de soleil ont été enregistrées, soit 300 heures de plus qu'habituellement. Une année exceptionnelle mais qui dans trente ans sera la norme selon les météorologues.

Sécheresse et conséquences
Autre conséquence de ces chaleurs, peu de pluies, source de sécheresse. Dès le mois de novembre, le directeur de l'Agence de l'eau Adour-Garonne, Marc Abadie, constatait sur le bassin « un déficit pluviométrique de 50 % sur une année ». Pour compenser et éviter d'atteindre les niveaux critiques en terme de débit, de nombreux lâchers d'eau ont dû être effectués pour maintenir à flot la Garonne. Un déficit que confirme aujourd'hui Météo France. Après 1953 et 1967, 2011 est la troisième année la plus sèche pour la plaine toulousaine au cours du dernier siècle. « Il est tombé 425 litres d'eau au m2 alors que la moyenne est de 670 litres », confirme Pascal Boureau. Et cette tendance pourrait perdurer sur les deux premiers mois de l'année 2012 selon les premières prévisions.