Les vacances « précarisent » la manif

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De mémoire de manifestant, on n'avait pas vu des rangs aussi maigres « depuis dix ans ». Entre 2 000 et 3 000 personnes ont participé dans les rues de Toulouse à la manifestation, pourtant unitaire, du 1er mai. « Les vacances scolaires, un long pont, et le soleil... on ne se faisait pas d'illusion sur l'affluence », commentait Bernard Lagueny, de l'Union départementale CGT. Les rangs clairsemés n'ont pas empêché les présents de brocarder « les lésions optiques et auditives de Chirac et Villepin ». Ni de demander le retrait du contrat nouvelle embauche (CNE), ou plus généralement le respect du Code du travail. « CPE ont t'a eu, CNE on t'aura, la précarité, on n'en veut pas », s'est égosillé un petit groupe. En cette journée également dédiée « à la paix et à la solidarité entre les peuples », un certain nombre de slogans et de banderoles visaient également la loi Sarkozy 2 sur l'immigration.

Les intermittents du spectacle étaient aussi au rendez-vous, tout comme une cinquantaines d'étudiants et de lycéens très attendus par les syndicats. « Avec les vacances et sans affichage, nous avons eu du mal à mobiliser et à faire le lien entre la lutte que nous avons vécue et ce défilé du 1er Mai », déplorait un étudiant.

Hélène Menal

« La lutte se poursuivra, mais sous d'autres formes », selon Pablo Seban, du collectif étudiant de Paul-Sabatier, même si une AG de synthèse est prévue le 9 mai à l'UPS.