Toulouse: Règlement de comptes en pleine rue à la Reynerie

VIOLENCE Un jeune de 22 ans a été abattu mardi midi...

Béatrice Colin

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120 policiers ont été  déployés.
120 policiers ont été déployés. — F. Scheiber / 20 minutes

La Reynerie était en émoi mardi après-midi après l'assassinat de Samir, un jeune du quartier. Ce dernier, qui aurait eu 23 ans en décembre prochain, a été abattu vers midi, en pleine rue, près de la place Abbal. «Il se trouvait en compagnie d'un autre homme, lorsqu'il a été pris pour cible par une personne descendue d'un véhicule où se trouvaient plusieurs occupants. L'auteur des faits a ensuite pris la fuite», a indiqué dans la soirée le procureur de la République, Michel Valet.

Deux interpellations
Au total, 17 douilles de calibre 9 mm ont été retrouvées sur la scène de crime. La victime est décédée à l'hôpital peu de temps après les faits. Elle était bien connue des services de police pour des affaires de vol, d'extorsions ou encore de trafic de stupéfiants. «Il avait été libéré de prison le 19 octobre dernier et continuait à purger sa peine en étant sous le contrôle d'un bracelet électronique. Sa vie a autant d'importance que n'importe quelle victime au casier vierge, la justice aura la même détermination pour trouver les auteurs», a précisé le chef du parquet. Près de 120 policiers ont été déployés sur le terrain pour recueillir les témoignages de la population. «ça se passe en plein jour, le mode opératoire fait penser à un règlement de comptes par des personnes aguerries à la violence. Nous ne voulons pas que ces faits se banalisent à Toulouse et nous mettrons tout en œuvre pour identifier les auteurs», insiste Michel Valet. Mardi, deux personnes ont été interpellées au Mirail par les membres du GIPN dépêchés sur place. Ils étaient hier soir toujours interrogés par les enquêteurs, issus à la fois de la sûreté départementale et du service régional de police judiciaire.

Déjà en mars

Fin mars, un jeune homme de 21 ans avait déjà été abattu en fin de journée en bas des immeubles de la Cité Caffort, dans le quartier Négreneys. Il avait reçu une balle tirée par un homme cagoulé. L'enquête est toujours en cours.