Le monde culturel fait front commun

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Odyssud, la Cave Poésie ou encore le Bikini font partie des nombreux lieux culturels de la région à s'engager pour défendre le statut des intermittents. Hier, « employés, employeurs et structures » se sont réunis au Théâtre de la Digue pour affirmer leur opposition au protocole d'accord sur l'assurance-chômage des intermittents du spectacle, dont la signature est prévue le 18 mai. Un front unique en France.

« Il est temps que les malentendus entre intermittents et employeurs soient levés et qu'on ait tous conscience que le spectacle vivant ne peut pas fonctionner sans intermittents. Au TNT, nous avons 45 permanents, mais à chaque spectacle des comédiens intermittents ou d'autres corps de métiers se joignent à nous. Au total, nous en employons 350 par an », note Jean Lebeau, directeur délégué du TNT et représentant du syndicat national des établissements artistiques et culturels. Ils soutiennent aussi le dépôt d'une proposition de loi sur la pérennisation du régime des intermittents. « Car les salariés du spectacle font des propositions et ne sont pas seulement des gens qui s'agrippent à leurs Assedic », lâche Philippe Pagès, responsable du Bijou. Une cause commune attendue par la coordination des intermittents et précaires de Midi-Pyrénées mobilisés depuis trois ans.

Béatrice Colin

« S'il faut montrer notre puissance de mobilisation à travers le blocage des festivals, on le fera », prévient Coco Guimbaud, membre de la coordination des intermittents et précaires.