À deux doigts d'un passeport illégal

— 

Le gouvernement va-t-il devoir rééditer les 6,3 millions de passeports biométriques en circulation ? Saisi par des citoyens toulousains opposés à un « fichage étatique généralisé », mercredi, le Conseil d'Etat a annulé en partie l'article 5 du décret du 30 avril 2008 qui instaure le passeport biométrique en droit français. Et en particulier « la collecte de 8 empreintes digitales alors que seules deux sont destinées à figurer sur le passeport ». Une victoire pour Christophe Léguevaques, l'avocat qui a porté le dossier. « Soit le gouvernement rappelle les passeports, soit il supprime six des huit empreintes dans chaque fichier. Cela va avoir un coût et l'Etat en sera responsable car il a tout fait pour accélérer le passage au passeport biométrique alors qu'il savait sciemment que c'était une violation du règlement du Conseil européen », souligne le représentant des plaignants. Mais au-delà, pour lui c'est un point marqué pour « garantir les libertés publiques et éviter la constitution d'un fichier centralisé ».