Sauver sa peau, c'est simple comme un coup de fil

Béatrice Colin

— 

Le 15, réflexe dans 40 % des cas.
Le 15, réflexe dans 40 % des cas. — F. Scheiber / 20 Minutes

Quand la douleur thoracique apparaît, en Haute-Garonne seuls 40 % des victimes d'un infarctus du myocarde ont le réflexe de décrocher leur téléphone pour composer le 15 , contre 50 % ailleurs. C'est le premier résultat de l'étude Stent for Life, lancée dans cinq départements pilotes par la Société Française de cardiologie, la Société française de médecine d'urgence et le SAMU, et présenté hier. Tous les cas d'infarctus survenus en novembre 2010 ont été passés au crible. Une deuxième vague aura lieu le mois prochain pour savoir si la campagne d'information et de sensibilisation réalisée entre-temps a porté ses fruits.

Des secours plus rapides ici
« Plus on intervient tôt, plus on sauve des vies. Sur 1 000 patients victimes d'un infarctus, on peut sauver 80 vies de plus si on le traite dans la première heure. Ce chiffre tombe à 30 vies sauvées dans les 3 h et à 20 dans les 6 h », explique le chef du service de cardiologie de Rangueil, le professeur Didier Carrié. Chaque année, 100 000 personnes sont victimes d'un infarctus en France et en moyenne, 6 à 12 % en meurent. En Haute-Garonne, on recense près de 500 infarctus. Ces patients arrivés en urgence, représentent 10 % des visiteurs de la cardiologie. Sur les cas de novembre 2010, la part des diabétiques était plus importante ici qu'ailleurs. « Ces facteurs de risque doivent mettre la puce à l'oreille au moindre signe. Car une fois le SAMU arrivé sur place, nous sommes plus rapides que dans les autres départements pour la prise en charge », relève le médecin.

défibrillateurs

En plus des piscines déjà équipées, la ville a installé 27 défibrillateurs en début d'année dans des bâtiments municipaux permettant d'intervenir en cas d'urgence. En 2012, 15 autres appareils verront le jour dans des monuments historiques.