Immobilier : le neuf est au beau fixe, les prix aussi

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Sur l'aire urbaine de Toulouse, le nombre de logements neufs vendus en 2005 a augmenté de 25 %, soit un millier de plus qu'en 2004. C'est l'un des résultats présentés hier aux élus locaux et spécialistes du secteur par l'Observer de l'immobilier toulousain, une association qui réunit des professionnels de la promotion, du lotissement et du logement social. La tendance devrait se poursuivre cette année avec l'arrivée sur le marché de ZAC comme Andromède à Blagnac ou les Ramassiers à Colomiers.

Si les ventes sont à la hausse, les prix le sont aussi. Ainsi, à Toulouse, le mètre carré est à plus de 3 000 e en moyenne, une augmentation de 13 % en un an. Mais contrairement à 2004, les acquéreurs ont eu un choix de prix plus large. « On a retrouvé un équilibre dans les gammes de prix, mais il reste fragile. On peut se retrouver avec un déséquilibre si on met en vente trop de logements, trop chers. C'est une des faces de la mixité », relève Alexandra François-Cuxac, présidente de l'Observer. Une mixité qu'elle recherche aussi au niveau social, géographique, et entre acheteurs investisseurs et occupants. Les promoteurs doivent aussi adapter les tailles et types de biens à la demande. « On manque de T1 et T2 pour les étudiants ou les primo-accédants. Mais nous avons des contraintes et une interdiction à Toulouse de faire plus d'un tiers de T1 et T2 au profit des grands logements », note la spécialiste.

B. C.

Selon l'Observer, en 2005 le prix moyen du mètre carré dans le neuf s'établit dans l'aire urbaine à 2 700 e. A Toulouse, il s'élève à 3 087 e, contre 2 831 e en moyenne dans la communauté d'agglomération du Grand Toulouse, 2 713 e dans le secteur du Sicoval et environ 2 400 e dans le Muretain.