Revoilà le métro à Labège...

Béatrice colin

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Le Sicoval espère trouver une solution pour avoir le métro à Labège en 2018.
Le Sicoval espère trouver une solution pour avoir le métro à Labège en 2018. — F. Scheiber / 20 minutes

Le prolongement de la ligne B pourrait refaire surface d'ici à la fin de l'année. Ce projet a été renvoyé aux calendes grecques par le Plan de déplacements urbains. Ce document, qui fixe la programmation des grandes infrastructures de transport, prévoit en effet de faire dans un premier temps un bus à haut niveau de service (BHNS) entre le terminus de Ramonville et Labège, remplacé à terme par le VAL. Mais le Sicoval veut sauter l'étape BHNS pour passer directement à celle du métro. La communauté d'agglomération du sud-est toulousain a proposé hier de prendre à sa charge 110 à 115 millions d'euros, soit le tiers de son coût qu'elle estime à « 350 millions d'euros, hors frais de maîtrise d'œuvre ». Une proposition qui pourrait régler la question du financement, principale source d'opposition avec Pierre Cohen, le président de Tisséo-SMTC. Ce dernier devrait prendre à sa charge, aux côtés du conseil général, les 200 millions d'euros restant, déduction faite d'une aide de l'État évaluée à 40 millions d'euros.

Faire participer les promoteurs
« Si nous trouvons un accord d'ici à décembre, le métro circulera dans six ans et demi jusqu'à Labège Innopole », explique Christian Lavigne, vice-président délégué aux transports du Sicoval. Pour parvenir à rassembler 110 millions d'euros, la collectivité réfléchit à plusieurs pistes. Notamment celles des promoteurs pour réunir entre 50 et 60 millions d'euros. « Jusqu'à présent nous étions nos propres aménageurs, là nous passerions des partenariats public-privé, en vendant de la surface constructible que nous possédons aux investisseurs. Et cela se vend cher », explique François-Régis Valette, son président. Ce dernier s'est déjà assuré que des grands groupes comme Bouygues, Eiffage ou Vinci pourraient être intéressés par des projets sur Labège, Escalquens, Castanet ou Auzeville. Mais avant ça, il doit convaincre ses deux partenaires, Tisséo et le Conseil général. Et c'est loin d'être gagné.

table ronde

Avant de donner leur accord au PLB, le Conseil général et Tisséo veulent en savoir plus, lors d'une table ronde, sur la part et le mode de financement de chacun. « Nous sommes prêts à mettre l'équivalent de 80 à 90 millions d'euros prévus pour le BHNS, mais pas aux dépens des autres projets », insiste Joël Carreiras, élu du Grand Toulouse à Tisséo.