TOULOUSE - Le compte n'y est pas au Mirail

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Les professeurs ont manifesté symboliquement hier matin.
Les professeurs ont manifesté symboliquement hier matin. — F. Scheiber / 20 minutes

Cent élèves en plus et seulement deux classes pour les intégrer. Pour les enseignants du lycée Rive Gauche l'équation est loin d'être bonne. « L'an dernier, les élèves étaient 32 par classe, là ils se retrouvent à 35 alors qu'une circulaire du rectorat datant de 2003 s'engageait à maintenir un seuil de 32 par classe. Nous accueillons des collégiens issus de zones d'éducation prioritaire, dans de mauvaises conditions et ce sont eux qui paient », s'énerve Christophe Manibal, un des professeurs. « Nous avons attribué des moyens suffisants. Après, c'est l'établissement qui fait le choix de leur répartition. Même si le lycée est dans le quartier du Mirail, il accueille beaucoup d'élèves de milieux qui ne sont pas défavorisés », soutient le recteur, Olivier Dugrip. Pour ce dernier, l'engagement pris en 2003 ne tient plus compte tenu des hausses démographiques.