Une expo qui met le mondial dans la peau

Béatrice colin

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Le wallaby naturalisé s'est refait une beauté pour l'occasion.
Le wallaby naturalisé s'est refait une beauté pour l'occasion. — F. Scheiber / 20 minutes

Pour ne pas déroger à sa réputation de capitale de l'Ovalie, Toulouse se met dès demain à l'heure de la Coupe du monde. Et c'est peut-être au Muséum que les amateurs de rucks pourront parfaire leur culture rugbystique et en apprendre un peu plus sur les vingt pays qui vont s'affronter sur les pelouses néo-zélandaises. « Nous voulions aborder l'événement sous un angle différent, à travers les questions d'histoire naturelle et de société », plaide Virginio Gaudenzi, son directeur adjoint. Comme dans une rencontre, les visiteurs vont se mettre en jambes en découvrant par exemple pourquoi les Pumas argentins devraient s'appeler les Jaguars, animal figurant sur leur emblème. « Un journaliste a confondu les deux et cela est resté », raconte Clotilde Démaria, médiatrice.

Bouclier de Brennus
Durant une heure et quart, elle éclaire les amateurs sur le rôle guerrier du fameux haka grâce à des armes traditionnelles maorie. On apprend aussi que le lapin aurait pu devenir l'emblème de l'Australie à la place du wallaby (celui du Muséum a eu droit à une restauration pour l'occasion). « A l'époque où toutes les équipes ont eu des surnoms, les journalistes ont pensé au lapin puisque le kangourou était pris par l'équipe de XIII. Comme c'est un nuisible et qu'il n'a pas une image très combative, ils ont refusé », poursuit Clotilde Démaria. Symbole d'un combat réussi l'an passé par les Toulousains, le bouclier de Brennus sera exposé jusqu'à vendredi.

festoval

Jusqu'au 24 septembre, plusieurs événements sont proposés dans le cadre du Festoval. Des photos de joueurs sont exposées au Quai de la Daurade, des concerts autour des musiques du monde du rugby sont programmés ainsi qu'une nuit des rugbyvores le 23. Et le 24, la place du Capitole se transforme en terrain géant. www.toulouse.fr