Blocage et manifs sans heurt notable

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Malgré les consignes ministérielles de faire appel aux forces de l'ordre pour faire évacuer les lycées bloqués, aucun policier n'a été sollicité hier matin dans la région par les proviseurs dont les établissements étaient restés inaccessibles aux élèves et professeurs. Même si onze établissements étaient totalement bloqués et quatorze immobilisés par des barrages filtrants, les policiers sont restés à l'extérieur. « Pour le moment, il n'y aura pas d'intervention des forces de l'ordre, a précisé Christian Merlin, recteur de l'académie de Toulouse. Cela n'aurait de sens que si des situations mettant en danger des personnes ou des biens se présentaient. » Ce qui n'a pas encore été le cas à Toulouse ces derniers jours. Seuls quelques points de tension subsistaient hier matin entre pro et anti blocus autour des lycées toulousains de Bellevue et Saint Serin, la présence de parents venus soutenir leurs enfants ayant fait monter le ton.

Comme pour les 1 500 lycéens, les étudiants et intermittents du spectacle qui ont manifesté hier après-midi dans les rues de Toulouse, la mobilisation reste toujours d'actualité, que l'on parle du CPE ou du statut des professionnels du spectacle. « Maintenant, on ne souhaite plus qu'une seule chose : qu'ils enterrent cette loi et que l'on en parle plus », affirmait Elise-Ambre, une lycéenne de 17 ans, qui avouait attendait avec impatience la décision du Conseil constitutionnel. Dans les rangs de la manif, les étudiants des trois universités toulousaines ouvraient le cortège, dans lequel on retrouvait également les étudiants de Staps. Ces derniers s'étaient fait expulser en milieu de journée du rectorat, qu'ils avaient envahi deux heures auparavant pour dénoncer le manque de postes en Midi-Pyrénées. Actuellement, les facs du Mirail et de Paul-Sabatier, sont toujours bloquées.

Philippe Font

Le rectorat a relevé hier un taux élevé d'absentéisme de l'ordre de 30 %, surtout dans les lycées non bloqués.