Ils arrivent « dard-dard »

Béatrice colin

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Un frelon asiatique en pleine attaque d'abeilles au rûcher-école de Toulouse.
Un frelon asiatique en pleine attaque d'abeilles au rûcher-école de Toulouse. — F. Scheiber / 20 Minutes

Dans un garage à Saint-Orens, sur une passerelle au Jardin des plantes ou encore sous un balcon en ville. Le Vespa velutina, plus connu sous le nom de frelon asiatique, est sorti du bois cet été et n'hésite plus à nicher dans les zones urbanisées de l'agglomération. « Je fais le marché place du Salin et il y en a toujours qui circulent sur les étals. En ce moment ils ont besoin de sucre et de protéines, du coup ils attaquent les abeilles dont ils mangent l'abdomen », raconte Christian Pech, président du syndicat d'apiculture méridionale, alors qu'il assiste aux premiers massacres, chemin de Pechbusque, au rûcher-école. « Nous en trouvons de plus en plus en ville car, pour construire leur nid, il leur faut de l'eau. Et, à Toulouse, il n'en manque pas avec la Garonne et le Canal », analyse Daniel Houles, un de ses adhérents, par ailleurs désinsectiseur.

25 nids sur le domaine public
Et avec la fin de l'été, son téléphone ne cesse de sonner, les nids atteignant leur taille maximale de 50 à 80 centimètres de diamètre. « Septembre est le pire des mois puisqu'ils commencent à être très nombreux. Il faut faire attention, car à moins de 5 mètres du nid ils sont susceptibles d'attaquer. Un élagueur, qui est passé à côté sans le voir, a été piqué soixante fois », raconte Christian Boivin de la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredec). Depuis l'an dernier, la préfecture lui a confié le soin de répertorier les nids signalés par les sociétés privées qui éradiquent les frelons. En 2010, 727 nids ont été signalés contre 254 en 2009. Depuis 2006, 15 % des 3 000 communes de la région ont été touchées. A Toulouse, le service municipal d'hygiène et santé en a fait détruire 25 sur le domaine public depuis fin mai. « Nous avons eu une dizaine d'interventions depuis le début de l'été. Mais, pleine nature, nous avons décidé de ne pas les tuer systématiquement sauf s'il y a un danger pour les populations », explique Sophie Carré, responsable du service environnement à Saint-Orens.

Qui appeler ?

Pas les pompiers. Ils ne se déplacent qu'en cas de danger immédiat. Sur la voie publique, c'est du ressort de la mairie. A Colomiers, ce sont des agents municipaux qui s'en chargent. Le particulier, lui, devra débourser au minimum 100 € pour l'intervention d'un professionnel. Certains ont signé une charte avec la Fredec. www.fredec-mp.com ou www.apiculture31.com