Longue marche et postes désertés

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Policiers et syndicats sont d'accord sur un point : la manifestation d'aujourd'hui sera l'une des plus importantes depuis le début du mouvement à Toulouse. « Pourquoi pas 60 000 personnes ? », se prend à rêver un syndicaliste. Une chose est sûre, le service public tournera au ralenti. « Au moins 73 écoles sur 106 seront fermées », assure Bernard Dedeban, secrétaire départemental de la FSU. Il prévoit un taux de grève atteignant 70 % du personnel dans le premier et le second degré. A La Poste, même combat : « Nous étions 20 % à débrayer le 7 mars et sans doute plus cette fois car la base est sensible au thème de la précarité », indique-t-on à la CGT-Poste qui n'exclut pas de fermer des bureaux.

Au niveau des transports, des « perturbations » sont prévues à l'aéroport, sur le réseau urbain et à la SNCF. Cette dernière annonce l'absence de trains régionaux en dehors de la ligne C et d'un aller-retour à Albi. Un tiers seulement des liaisons habituelles en train seront assurées par bus. Côté sécurité enfin, une centaine de syndicalistes prêteront main-forte aux services d'ordre étudiants. En évitant de finir au Capitole, les organisateurs veulent échapper aux traditionnels débordements d'après manif. H. M.

* Rens. au 0 891 677 677 (0,23e/min).

Déçus par la décision de fermeture administrative de leur fac aujourd'hui, des étudiants en sciences sociales se rassembleront devant l'Arsenal dès 8 h.