Les Toulousains en perte de vitesse

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En deux ans, la vitesse a baissé de 8 à 10 km/h en moyenne sur le périphérique entraînant une diminution des accidents aux abords des radars. C'est ce qui ressort de l'analyse menée par la cellule Sécurité routière de la direction départementale de l'équipement (DDE), dont l'objectif est de connaître l'impact des appareils de contrôle-sanction automatiques implantés dans le département. « L'accidentologie a baissé sur des zones à proximité de six des sept radars en activité en 2005. Il y a moins d'accidents et de victimes ce qui, pour nous, est la priorité », souligne David Pichot, responsable de la cellule.

C'est le cas du radar de Croix-Daurade, premier à avoir pris du service en juillet 2004. Entre 1999 et 2003, les services de l'équipement comptabilisaient quatre tués et en moyenne 5,6 accidents corporels par an sur cette zone de 850 mètres. Ces deux dernières années, aucun automobiliste n'y est mort et le nombre d'accidents corporels est passé à 3,5 par an. « Ce sont à la fois les radars qui jouent, mais aussi le comportement des gens qui a évolué », relève le coordinateur Sécurité routière.

La vitesse cède du terrain. « Nous avons constaté une baisse entre mars 2004 et mars 2006 de 5 à 12 km/h selon les points relevés. Rangueil connaît la diminution la plus forte, passant de 93 km/h à 81 km/h. Il y a un effet radar incontestable », estime David Pichot. Cela se ressent aussi sur le bilan annuel 2005 de la Sécurité routière. Car si le nombre de tués reste en hausse sur les routes du département depuis deux ans, « la cause principale de mortalité est l'alcool et non plus la vitesse. Nous allons donc continuer à travailler sur la vitesse mais l'axe principal va devenir l'alcool », explique le spécialiste.

Le programme d'installation des radars va se poursuivre encore cette année en Haute-Garonne pour compléter les neuf actuellement en service. La DDE attend aujourd'hui la réponse de son ministère auquel elle a fait cinq propositions d'implantations pour 2006, dont une sur l'agglomération.

Béatrice Colin

Depuis 2005, il n'y a plus de zone noire en Haute-Garonne, c'est-à-dire sur une zone longue de 850 m où dix accidents ayant fait au moins dix victimes sont survenus en cinq ans.