Les victimes ne veulent pas le procès d'un lampiste

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Trois ans et demi après la plainte de 46 patients pour « coups et blessures involontaires, mise en danger de la vie d'autrui et homicides involontaires », l'enquête des juges d'instruction du pôle Santé de Paris sur l'affaire des sur-irradiations de Rangueil arrive à son terme. Jeudi après-midi, ils seront à Toulouse pour indiquer aux victimes s'ils renvoient une ou plusieurs personnes devant le tribunal correctionnel.
« Je crains que l'on se contente de faire payer un lampiste, pour nous les vrais responsables risquent de ne pas y être », anticipe Christophe Léguevaques, avocat de SOS Irradiés 31. Le lampiste en question serait le radio-physicien qui a reconnu s'être trompé dans l'étalonnage de la machine. Mais l'association aimerait voir aussi sur le banc des accusés, le fabriquant Brainlab qui ne s'est aperçu de l'erreur « qu'un an plus tard et par hasard » ou encore le responsable du service au CHU qui « a choisi un radio-physicien inexpérimenté et a imposé des conditions de travail au mépris des règles de sécurité », plaide le défenseur de l'association.