Les ballastières encore là pour longtemps

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Le processus est long… trop long aux yeux des riverains. Hier, à l'occasion d'une réunion du secrétariat permanent pour la prévention des problèmes industriels, le ministère de la Défense a présenté l'état d'avancement du projet de réhabilitation des ballastières, ces lacs où est enfoui de la nitrocellulose, une poudre explosive, juste à côté du Cancéropôle. On sait désormais qu'il est possible de séparer la poudre des diverses matières inertes qui se trouvent au fond de l'eau ou sur les berges. Si la solution du traitement de la nitrocellulose sur place est retenue, la partie nord du site pourra l'accueillir. « Pendant combien de temps encore va-t-on vivre avec ces ballastières. Cela fait dix ans que ça dure. Et si en 2013, après toutes ces études, on nous dit que ça coûte trop cher et qu'on ne peut pas financer la réhabilitation », interroge un représentant des riverains qui habite juste en face.Seule certitude pour les autorités, il faudra des années avant de pouvoir se promener de ce côté là des berges de la Garonne.