Les fast-foods font place nette

Hélène Ménal

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Après 22 heures, les fast-foods vident même les corbeilles publiques.
Après 22 heures, les fast-foods vident même les corbeilles publiques. — F. Scheiber / 20 minutes

Ils s'engagent à balayer devant leurs portes. Et même un peu au-delà. Trente fast-foods de l'agglomération – 9 Quick et 21 McDonald's – ont signé hier avec le Grand Toulouse une convention visant à réduire les emballages de burgers et autres gobelets qui font déborder les poubelles et jonchent les rues. Cette initiative entre dans le cadre du fameux « Défi Propreté » que s'est lancé la Ville et qui de l'aveu même d'Alexandre Marciel, l'élu chargé du dossier, « n'est pas une mince affaire ».

Des tournées de ramassage
Très classique sur certains aspects, l'engagement de ne pas suremballer les repas par exemple, le « contrat moral » passé hier revêt aussi un volet original. En centre-ville par exemple, les fast-foods ont mis au point des tournées de collecte des déchets de rue. La mairie leur a même remis les clés d'une trentaine de corbeilles urbaines qu'ils vident aux moments où les agents de la propreté ne sont pas là. « Surtout après 22 heures », précise Alexandre Marciel, qui a calculé que le dispositif de l'hyper-centre, entièrement à la charge des enseignes, « représente 600 heures de travail par mois ». L'idée a même un côté « confraternel » puisqu'Arnault Fouriaux du Quick Wilson n'exclut pas « de coordonner à terme les tournées avec McDo ».
Les franchisés semblent en tout cas emballés. « C'est la première fois que je vois une municipalité se pencher intelligemment sur le sujet. D'autres ont décidé de taxer les commerçants », souligne Michel Réglat, gérant de plusieurs McDo. Son homologue de Montaudran, Gérard Ramus, a même acheté deux triporteurs électriques, à 10 000 euros pièce, pour les tournées. Trois fois par semaine, ses salariés poussent même la collecte jusqu'aux abords de la Cité de l'Espace.