Une facture d'expert accable la Cité du Parc

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Au moment où la démolition du bâtiment B s'achève, les habitants de la Cité du Parc seront opposés à Total devant le tribunal de grande instance aujourd'hui.

Ils réclament à la maison mère de Grande Paroisse 550 000 euros.

Une somme équivalant à une contre-expertise des dégâts causés par l'explosion de l'usine AZF et facturée aujourd'hui par un cabinet d'experts au conseil syndical de la copropriété.

Lorsque le conseil syndical est créé en 2002, il mandate une contre-expertise de celle déjà menée par les experts de Total.

« Je l'ai mandaté parce qu'une convention signée par Total en 2001, sous l'égide du ministère de la Justice, prévoyait qu'il prenne à sa charge les honoraires des expertises des sinistrés », explique Jean-François Grelier, son président, qui « se sent pris en otage face au commandement de payer du cabinet d'experts ».

Dans l'incapacité de le faire, la copropriété demande donc à Total de payer.

« Dans l'accord amiable que nous avions passé avec les copropriétaires, il n'a jamais été fait état de cet expert.

Total n'a pas à régler puisque l'expert n'a jamais rien fait.

Je trouve anormal qu'on vienne réclamer de l'argent à des gens qui ont déjà assez souffert », plaide de son côté Hervé Chauvier, délégué adjoint de Total pour AZF.

Au tribunal de trancher.

Béatrice Colin

Le tribunal rendra aujourd'hui son verdict dans l'affaire opposant dix-huit victimes d'AZF à Total. Celles-ci demandent au juge qu'il ordonne leur expertise médicale, jusqu'à présent refusée.