Le procès d'un règlement de compte dans le «milieu»

JUSTICE Quatre hommes soupçonnés d'être impliqués dans l'enlèvement et la mort d'un dealer toulousain

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Quatre hommes soupçonnés d'être impliqués dans l'enlèvement et la mort d'un dealer toulousain comparaissent à partir d'aujourd'hui devant les assises de la Haute-Garonne. L'affaire remonte au 1er septembre 2002. Ce jour-là, un jeune de 25 ans surnommé « Canot », est retrouvé mort d'une balle dans la tête dans une ferme à l'abandon des environs de Lherm. Il était connu des services de police pour être en relation avec des trafiquants de stupéfiants. L'homme avait passé la nuit précédente au Balthazar, une boîte de la rue Bayard. L'enquête s'oriente immédiatement vers le videur de l'établissement. Stéphane Arcangeli était lui aussi connu pour appartenir au « milieu ». Il avait, de plus, été victime d'une tentative d'assassinat quelques mois auparavant. L'analyse des appels passés depuis son portable renseigne les enquêteurs sur sa présence près de Lherm la nuit du crime. Et sur celle de deux de ses amis. Les trois hommes se sont beaucoup contredits au cours de l'enquête. Le procès doit établir qui a commis le geste fatal et les raisons de cet enlèvement. L'enquête a fait apparaître deux hypothèses : celle d'une vengeance après la tentative d'assassinat dont a fait l'objet Stéphane Arcangeli ; ou celle d'une opération de « carottage » [vol] d'une livraison de drogue entre bandes rivales.

Hélène Ménal

Un quatrième prévenu est  soupçonné d'avoir été l'informateur des trois autres sur les faits et gestes de la victime. Il aurait été lui aussi dans les environs la nuit du crime. Et, quelques heures plus tard,  il a lui même fait l'objet d'une tentative  d'assassinat alors qu'il circulait dans le  quartier du Mirail. Une affaire dans l'affaire...