Quand les grands-parents crèvent l'écran

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Sevrer enfants et ados de leur addiction aux écrans. C'est le défi que s'est lancée la section toulousaine de l'École des grands-parents européens, en partenariat avec le conseil des seniors et la mairie. Un groupe de travail œuvre depuis trois mois dans les quartiers de Rangueil et des Minimes. « Nous rencontrons tous les acteurs, des enseignants à la police municipale, l'objectif étant de mettre en place des initiatives qui offrent une alternative innovante au temps passé derrière les écrans », explique Vincent Muguet, membre du groupe. Il est persuadé que les grands-parents « du fait de leur statut privilégié, non conflictuel, ont une carte à jouer ». Et ces anti-écrans n'avancent pas à l'aveuglette. Ils ont invité à Toulouse, pour trois jours, le pédagogue québécois Jacques Brodeur. Cet inventeur du « Défi sans écran », une privation volontaire de dix jours, assure que la saturation d'images « désensibilise les enfants ». Les actions concrètes de désintoxication devraient voir le jour à la fin de l'année.