Le covoiturage passe la seconde

©2006 20 minutes

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« Il suffirait qu'un Toulousain sur cinq fasse du covoiturage pour que la situation sur le périphérique s'améliore. » Ce voeu, sans doute pieu, de Coline Kermarrec, salariée chez Airbus et adepte du covoiturage entre Villefranche-de-Lauragais et Toulouse, révèle une situation paradoxale : alors que la rocade toulousaine sera saturée en 2020, les Toulousains n'ont jamais autant roulé en solo. Pour y remédier, l'association Covoituval prend cette semaine ses quartiers dans la Maison de la mobilité, près de la gare de Labège. Au programme de la structure financée par le Sicoval : l'incitation à faire les itinéraires maison-boulot en vélo ou en train, et la mise en relation de covoitureurs.

Alors qu'à Toulouse, 20 % des déplacements font moins de trois kilomètres, certaines collectivités, associations et entreprises poussent à la roue. En place depuis 2001 chez Alcatel, le covoiturage est pratiqué régulièrement par 6 % des salariés. « Plus on habite loin et plus on est adepte du covoiturage », remarquee Marie-Pierre Cassagne, coprésidente de la commission transports et environnement de l'entreprise. Car s'il est un acte citoyen, le covoiturage permet également de réaliser des économies substantielles. Pour les salariés d'abord, mais également pour les entreprises : à 60 E le mètre carré de terrain réservé à des parkings qui ont un taux de production nul, les sociétés toulousaines ont vite fait le compte.

Philippe Font

La Maison de la mobilité propose une garantie de retour. Si le covoitureur du matin fait défaut en fin de journée, elle s'engage à en trouver un autre, ou rembourse le retour par bus ou taxi.