Le faux courrier d'un père privé de son enfant

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C'est une banale histoire de droit de visite qui atterrit aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Toulouse, impliquant malgré elle la société Airbus. Cette dernière a porté plainte l'an dernier pour « faux et usage de faux » contre Patrick Fossier, qui encourt jusqu'à trois ans de prison et 45 000 e d'amende.

Privé de son fils depuis sa naissance par sa compagne retournée en Allemagne, ce père malheureux avait envoyé en mai un « faux » courrier au PDG de Singapore Airlines, signé Airbus, où le grand-père de son enfant est ingénieur. Cette lettre expliquait que l'A380 aurait du retard et que la compagnie aérienne n'aurait pas la primeure de la première livraison comme prévu. Une information démentie sur le champ par l'avionneur européen.

La police judiciaire remontera jusqu'à l'auteur des faits, employé chez un sous-traitant toulousain d'Airbus. « La cour d'appel a rendu un jugement lui accordant un droit de visite, mais la mère ne l'a jamais amené. Excédé par cette situation, il a voulu attirer l'attention sur lui. Il n'en voulait pas à Airbus, ni au grand-père mais cherchait une réponse », indique son avocat, Rapahël Darribere. B. C.