Les Pyrénées au pic de leur forme

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A la veille du dernier week-end des vacances d'hiver, les exploitants des trente-huit stations des Pyrénées ont le sourire. Cette saison, la neige est au rendez-vous, les skieurs aussi. « Depuis l'ouverture à la mi-novembre jusqu'à la fin des vacances de Noël, nous avons enregistré une hausse de 7,8 % sur les remontées mécaniques et de 8 % des journées skieurs sur l'ensemble du massif. Et la tendance pour ces vacances de février est excellente », assure d'ores et déjà Pierre Castéras, président de la Confédération pyrénéenne du tourisme.

Débarrassées du cliché de stations jamais enneigées, les Pyrénées connaissent une hausse constante de fréquentation depuis quatre ans, avec 44 % de journées skieurs en plus entre 2001 et 2005. « Cela est dû en partie aux investissements réalisés par les stations, 38 millions d'euros hors taxes rien que pour 2005-2006», enchaîne ce responsable chargé de la promotion touristique du massif. Les télécabines sont plus rapides, promptes à séduire la clientèle de proximité et étrangère, notamment espagnole. Il faut aussi compter sur l'arrivée de 80 000 nouveaux habitants chaque année dans le Sud-Ouest, souvent au fort pouvoir d'achat. L'amélioration des axes routiers depuis vingt ans a contribué à ces bons chiffres, selon les spécialistes. Sans oublier, « l'arrivée des compagnies low-cost en provenance de Grande-Bretagne dans les aéroports proches. Sur toutes les grandes stations il y a aussi maintenant une garantie de neige grâce à la neige de culture », poursuit Benoît Clocheret, PDG d'Altiservice. Gestionnaire de cinq stations sur le massif, dont celle d'Artouste rouverte cette année, il estime que cet attrait pour les Pyrénées « est lié à son authenticité. Les gens n'ont pas l'impression d'être dans des stations usines. Et il y a un avantage de prix indéniable comparé aux Alpes ».

Béatrice Colin

télécabine Un projet de télécabine reliant le village de Saint-Lary à Pla d'Adet est à l'étude entre la commune et Altiservice, gestionnaire. Il pourrait voir le jour d'ici à trois ans maximum.