ours mal léchés en mal de femelles

Béatrice Colin

— 

Selon le rapport de l'équipe technique ours, 19 plantigrades vivent dans les Pyrénées.
Selon le rapport de l'équipe technique ours, 19 plantigrades vivent dans les Pyrénées. — Frilet / sipa

Pendant que Pyros tente de repeupler tout seul les Pyrénées centrales, Néré et Cannellitto attendent de pied ferme l'arrivée d'une ourse sur leur territoire béarnais. Annoncé pour le printemps par Chantal Jouanno en juillet, ce lâcher tarde à être officialisé selon les associations de défense du plantigrade.

Pyros, mâle dominant
Pour ses partisans, cette réintroduction « est le minimum du minimum ». Alain Reynes, directeur de l'Adet-Pays de l'ours, estime qu'il « faudrait 17 lâchers supplémentaires pour avoir une population ursine viable à long terme ». Selon le rapport d'activités rendu en début de mois par l'équipe technique ours, on dénombre aujourd'hui 19 ours dans les Pyrénées, dont 17 sur le versant français. Deux des quatre oursons nés l'an dernier de l'union de Bambou et Pyros ont déjà été repérés. Ceux de Caramelles devraient aussi être sortis de leur tanière et de nouvelles portées pourraient être repérées rapidement. Au printemps dernier, des photos d'Hvala et de Pyros ont été prises lors de la période de rut. Ce dernier étant le père de 17 des 24 oursons nés depuis 1996, « l'espoir » semble fondé. Mais pour l'équipe technique ours « l'existence d'un géniteur dominant laisse présager une probable érosion de la diversité génétique ». A cela s'ajoutent les récentes disparitions. Bouxty manque à l'appel depuis 2009. Et depuis le printemps dernier, le mâle appelé Aspe Ouest n'a plus laissé aucune trace.

suspense

Pour que le lâcher d'une ourse puisse se faire dans le Béarn, les instances doivent avoir recueilli l'avis du conseil national de protection de la nature dont la date de la prochaine réunion n'est toujours pas connue. En 2006, les lâchers de cinq ours originaires de Slovénie ont été effectués entre avril et août, période la plus propice.